Premier atelier national sur l’économie bleue en Algérie : Les experts de l’UE plaident pour une pêche responsable

Elwatan; le Lundi 26 Octobre 2015
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C’est là le principal message délivré par des représentants de l’Union européenne (UE) lors de l’atelier national sur l’économie bleue organisé les 25 et le 26 octobre à l’Institut d’hôtellerie de Boumerdès. Un atelier qui a vu la participation de représentants du PNUD et de la FAO et de hauts cadres du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. «On a la Méditerranée en commun, donc il est de notre devoir à tous d’agir ensemble et d’adopter une politique commune pour la protéger et préserver ses ressources», a suggéré Mattéo Bocci, un expert de l’UE chargé de la promotion de l’économie bleue.

Selon lui, cette politique initiée en 2012 est dictée par les dangers et la pollution multiforme qui menacent la Méditerranée et le patrimoine marin. «La croissance, ce n’est pas quand on arrive à pêcher des quantités de poisson, mais c’est lorsqu’on valorise la ressource», explique-t-il, en rappelant la nécessité d’engager des investissements internationaux bénéfiques à tous les pays du Bassin méditerranéen. «Aider les pays de la rive sud de la Méditerranée ne doit pas se limiter aux financements. Les pays de l’UE doivent aussi leur transmettre leur savoir-faire à travers l’organisation de formations sur les questions liées à la croissance et à l’économie bleue», ajoute-t-il.

Intervenant dans ce sens, M. Levisage (consultant auprès de l’UE) soutient qu’«il est temps de passer aux choses sérieuses et d’engager des projets concrets à même de réaliser les objectifs tracés en 2012 afin d’anticiper les risques sur l’environnement». «Il est vrai qu’on est parvenu à adopter un vocabulaire commun et amené certains pays à améliorer leur législation.

Mais aucune réunion n’a été organisée jusque-là pour évaluer les résultats obtenus et engager des solutions en fonctions des problèmes rencontrés», déplore-t-il, en soulignant que même l’aquaculture n’est pas toujours pratiquée selon les normes. S’agissant de l’Algérie, les deux experts estiment que le plus important, ce n’est pas la réalisation d’infrastructures ou l’augmentation des quantités de poisson pêché ; selon eux, l’économie bleue passe d’abord par une «pêche responsable qui sera pratiquée dans le cadre d’une une démarche de gestion intégrée basée sur une approche intersectorielle interactive».

Dans son intervention, Idjer Karima, chargée d’étude au ministère de tutelle, a précisé que la production de poisson de l’Algérie pourrait atteindre 200 000 t/an à l’horizon 2020. Selon elle, la nouvelle stratégie du secteur repose sur l’action participative et a introduit, dans le cadre de la loi de 2015, de nouveaux instruments concernant l’aménagement et la gestion des pêcheries et des zones d’activités aquacoles.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ramdane Koubabi

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