Premier congrès de médecine de la reproduction : percée majeure de l’activité en Algérie

Elwatan; le Dimanche 1 Decembre 2013
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Le recours aux techniques de la procréation médicalement assistée est une pratique courante après l’échec des traitements stimulateurs, en l’occurrence la stimulation ovarienne. Une problématique qui  a été débattue sous toutes ses formes, hier, à l’ouverture des travaux du premier congrès de la Société algérienne de la médecine de la reproduction organisé durant deux jours à l’hôtel El Aurassi, en collaboration avec la Fédération internationale des sociétés de fertilité. Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne, une des complications de la stimulation ovarienne incluse dans les différentes techniques d’aide à la reproduction, a suscité un large débat entre les spécialistes étrangers et algériens.

Pour la présidente de la Société algérienne de la médecine de reproduction, le docteur Amina Oumeziane, toutes les techniques introduites dans notre pays sont maîtrisées et plusieurs centres spécialisés sont aujourd’hui capables d’offrir des soins de haute qualité. De nombreux couples sont accueillis dans ces centres, tous les examens et explorations sont faits au laboratoire. «Cette technique pour la procréation est exclusivement réalisée dans des centres spécialisés. Il est interdit de la pratiquer dans des cabinets. Le recueil de spermatozoïdes doit se faire en laboratoire, car il sera traité», a-t-elle indiqué, avant de signaler que 50% des stérilités sont masculines.

Pour le docteur Oumeziane, les solutions existent pour les couples souffrant de problèmes d’infertilité : «D’ailleurs, c’est ce  qui permettra d’éviter des divorces et des drames dans des familles algériennes». Selon la présidente de la Société algérienne de la médecine de reproduction, de nombreux couples souhaitant bénéficier de ces techniques sont hésitants à l’annonce des coûts de prise en charge.
Le prix d’une tentative d’une Fécondation in virto (FIV) est évalué à 250 000 DA, a-t-elle signalé avant de préciser que les médicaments sont remboursés par la Sécurité sociale.

Pour le docteur Achour, secrétaire général de la Samere, il est important de promouvoir  l’aide à la reproduction, sachant que de nombreux couples algériens souffrent d’infertilité. «Les équipes de médecins maîtrisent toutes les techniques et les centres de PMA affichent aujourd’hui des taux de grossesse avoisinant les taux des centres européens», s’est-il félicité. Interrogé sur les complications causées par certaines techniques de procréation, telles que le syndrome de l’hyperstimulation et les grossesses multiples, le docteur Achour a signalé que justement l’objectif de ce congrès est de débattre de toutes ces questions et arriver à formuler des recommandations pour éviter ce type de problème complexe.

Il a rappelé que des traitements spécifiques bien codifiés doivent êtres respectés. Comme il est important de limiter certaines doses de traitement pour éviter le syndrome d’hyperstimulation,  qui peut aboutir à des cas mortels. Les spécialistes ont souligné que dans 40% des cas d’infertilité, la femme présente des troubles hormonaux, une obstruction des trompes de Fallope ou un dysfonctionnement ovarien, et les risques d’infertilité augmentent  avec l’âge de la femme. L’homme, par contre, est concerné dans 30% à 35% des cas, dus notamment à des malformations de l’organe sexuel ou d’oligospermie (diminution du nombre de spermatozoïdes).

Categorie(s): santé

Auteur(s): Djamila Kourta

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