Premières productions d’huile d’olive : Le potentiel oléicole à renforcer

Elwatan; le Lundi 20 Fevrier 2012
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A l’instar des agriculteurs d’El Oued et de Biskra et plus récemment ceux de Ghardaïa, la culture de l’olivier fait une percée à Ouargla grâce à la détermination de centaines de phœniciculteurs qui ont planté des oliviers dans leurs palmeraies dès 2003 au titre du Fonds national de développement et de régulation agricole (FNDRA). El Hadjira et Hassi Lekhfif, au nord du chef-lieu de la wilaya, sont les pionnières de cette filière grâce à la nature de leur sol et l’abondance de l’eau douce qui ont été à l’origine de la croissance d’autres cultures, notamment la pastèque et les céréales mais aussi quelques condiments et plantes aromatiques de grande qualité ainsi que la plasticulture.

En 2009, l’expérience a commencé à prendre de l’ampleur grâce notamment à l’octroi de 13 000 nouveaux plants à 105 oléiculteurs de la wilaya. Une surface globale de 65 ha est dédiée à cette culture à travers les daïras de Ouargla, N’goussa, Sidi Khouiled, El Hadjira, Temacine, Mégarine et Touggourt. L’année dernière a enregistré une récolte de 350 quintaux seulement, mais les oléiculteurs tablent sur une plus importante récolte dans les années à venir grâce à l’extension de cette filière agricole par la plantation de 17 000 nouveaux oliviers à travers différentes régions de la wilaya. La direction des services agricoles supervise la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion de l’oléiculture à Ouargla par la mise à la disposition des oléiculteurs de plants d’oliviers au niveau local et au besoin la prise en charge des frais d’acquisition d’arbustes d’oliviers dans les marchés nationaux.

L’engouement des agriculteurs de la région est encouragé par les résultats probants enregistrés au niveau des wilayas environnantes où l’oléiculture prend de grandes propensions, notamment à El Oued où de nouvelles variétés d’oliviers sont expérimentées. Et, pour une wilaya qui vient d’enregistrer ses premiers litres d’huile extra vierge justement extraites dans les huileries d’El Oued, en l’absence d’une tradition de production oléicole à Ouargla, chaque jour enregistre un pas en avant et plus de 5000 nouveaux plants d’oliviers occupent depuis quelques mois une cinquantaine d’hectares du désert.

Ouargla, où l’ancienne palmeraie est asphyxiée par l’invasion du béton et les déchets solides déversés en toute impunité par des transporteurs sans scrupules, sous le nez et à la barbe des services de l’environnement et des communes, gagne du terrain et attend un véritable sursaut agricole axé sur le travail de la terre avec comme priorité les cultures sahariennes rustiques accompagnées de nouvelles cultures innovantes. Les mesures incitatives mises en place devraient enfin profiter au secteur le plus pourvoyeur en emplois et garant de la sécurité alimentaire de la région et du pays.
 

Categorie(s): ouargala

Auteur(s): Houria Hadji

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