Protestation à l’USTO-Université : La rectrice livre sa version des faits

Elwatan; le Mercredi 28 Octobre 2015
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Cette action, menée par l’UNJA, avait pour but de réclamer l’insertion d’un étudiant, répondant aux initiales B.S., qui a été traduit en conseil de discipline avant d’être exclu pour une durée d’un an. Hier, la rectrice de l’université de l’USTO, Aïcha Derdour, a tenu à apporter certaines précisions sur cette affaire. Selon elle, cet étudiant, affilié à l’UNJA, n’a pas pu «être racheté», selon le jargon universitaire parce que les résultats de ses examens en rattrapage ne lui ont pas permis d’accéder à l’année supérieure.

«Il est venu me solliciter pour que je l’aide à boucler son année. Je lui ai précisé que c’est un jury qualifié qui a jugé utile de ne pas lui accorder le rachat et que le jury est souverain. Je ne pouvais pas m’immiscer. J’ai néanmoins appelé le doyen de sa faculté, et après que ce dernier a personnellement vérifié, il m’a répondu que le jury a travaillé selon la réglementation. Il n’y avait alors plus rien à faire, il fallait qu’il redouble».

C’est donc à partir de ce moment là que cet étudiant a décidé de mener une action de protestation, le début du mois de septembre passé, en fermant l’enceinte universitaire, sous la bannière de l’UNJA. Les membres de cette organisation ont ainsi fermé l’accès à l’université, interdisant, selon la rectrice, aux étudiants et aux professeurs d’y accéder. «Il faut bien dire ce qu’il en est : ils ont dépassé les bornes car ils ont eu recours à la violence en menaçant verbalement toutes celles et ceux qui voulaient entrer dans l’enceinte de l’université. J’ai alors demandé au doyen de le traduire en conseil de discipline.

Après la réunion du conseil, il a été décidé de l’exclure pendant une année». C’est donc après que le verdict est tombé que cet étudiant, toujours sous la bannière de l’UNJA, a décidé d’organiser une autre action de protestation, celle qui a eu lieu dimanche dernier. «L’action de protestation de dimanche dernier n’a duré qu’une heure, et comme vous pouvez le constater, aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre, les cours ont repris normalement».

Revenant sur les insuffisances qui entachent l’université de l’USTO, et qui ont été soulevées par des associations estudiantines, la rectrice de l’USTO apporte sa version des faits. Concernant la non-existence d’un réseau wifi au sein de l’université, elle affirmera : «Il ne sert à rien d’installer l’Internet wifi à l’USTO.

Cette université est entourée de zones d’habitations. Si nous installons l’Internet wifi, ce seront tous les alentours qui en profiteront, et au final, les étudiants auront un débit faible et un réseau saturé». Autre chapitre : alors que nous sommes aux portes de l’hiver, les amphithéâtres et les salles de cours ne sont pas chauffés.

La rectrice reconnaît qu’il s’agit là d’un vrai problème. «Malheureusement, nous n’avons qu’une seule chaudière qui est rafistolée. Nous avons lancé des appels d’offre, hélas, au niveau du marché local, personne ne se risque à prendre en charge les canalisations qui sont assez particulières à l’USTO». Notons que l’université de l’USTO s’étale sur une superficie de 86 hectares. 

Categorie(s): oran

Auteur(s): Akram El Kébir

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