Saïda. Le volley-ball en nette régression

Elwatan; le Samedi 5 Janvier 2008
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Le volley-ball à Saïda est en proie à de grands problèmes financiers et organisationnels et la situation n’est guère reluisante à en croire M. Sahnoun Abdelkrim, membre du bureau de la ligue de wilaya de volley-ball et arbitre fédéral.
Il dira : «Il y a 9 clubs (Association Baladiyate Saïda, Club amateur 20 Août, Protection civile, Abane Ramdane, Amel jil Saida, Ecole de ligue, CASVB daïra de Daoud) qui sont engagés, dont deux hors wilaya (Amel OMRVB Mecheria w Naama et MCOT Taghia w Mascara). Nous comptons près de 200 licenciés et notre principal objectif est la formation des jeunes.»
Les faibles résultats enregistrés et le palmarès médiocre en sont les preuves illustratives du malaise qui règne au sein de la ligue, s’apparentant à une simple figuration lors des compétitions. «Seul le MB Saïda s’est distingué au Play-off par une seconde place en nationale 2 et à un degré moindre, une 3ème place pour le club du 20 Août.» La même source nous fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés : «tout d’abord, il n’y a pas de salles pour nous entraîner, celles qui existaient auparavant ont soit nécessité des travaux de réfection qui sont encore en cours, soit ont simplement été abandonnées. Le volley-ball est un jeu de salles et nous travaillons en plein air, au stade Mellah, ou dans la salle Braci, en non-conformité avec les règles édictées par la fédération algérienne de volley-ball. Nous avons joué les matchs de la coupe d’Algérie, phase wilaya, le 18 décembre, à Daoud, daïra située à 40 km du chef-lieu de wilaya. Un autre problème et pas des moindres, c’est l’absence des licences homologuées par la fédération, car il est strictement interdit de participer aux compétitions sportives sans avoir au préalable fourni un dossier médical et les différentes analyses et examens radiologiques ou autres, qui coûtent très cher. Les clubs ne peuvent se permettre d’engager des frais, faute d’argent. La ligue de wilaya, réduite à la portion congrue, reçoit des subventions annuelles oscillant entre 10 et 13 millions de cts et ne peut même pas se permettre d’acheter des ballons ou des filets qui manquent énormément aux clubs. Ajoutons à cela la mauvaise coordination entre les associations sportives et le directeur de l’organisation sportive ainsi que le nombre réduit des cadres spécialisés en volley-ball.» Et de conclure : «si cette situation perdure, nous ne pouvons garantir le développement de cette discipline dont on a la charge. A cet effet, nous lançons un appel pressant à tous les responsables concernés pour remédier à ces carences et relancer l’activité sportive sur de bonnes bases.»

Categorie(s): sports

Auteur(s): Sid Ahmed

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