Santé : Les cas de méningite enregistrés «ne constituent pas une source d'inquiétude», selon le ministère

Elwatan; le Lundi 7 Janvier 2013
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Contacté par l'APS, le conseiller chargé de la communication au ministère M. Salim Belkessam qui a souligné que la situation "n'est pas épidémique", a précisé qu'il "s'agit d'une situation très normale" et que des cas pareils sont enregistrés chaque année ajoutant que la situation n'est pas "grave et que ces cas ne sont pas source d'inquiétude".

A une question sur les cas de méningite enregistrés dans une clinique privée à Blida et à la commune de Ras El Ain (M'sila), le même responsable a indiqué les cas de Blida "sont dus à la mauvaise stérilisation du matériel médical" alors que les cas enregistrés à M'sila sont "d'origine bactérienne". Il a précisé dans le même contexte que les autorités locales ont "pris toutes les mesures nécessaires" pour éviter la contamination rappelant  que l'Algérie n'a enregistré aucun cas endémique de cette maladie depuis  des années et il s'agit cette fois, a-t-il encore souligné, "de cas isolés vite maîtrisés sans aucune contagion ".

Le Pr Jean-Paul Grango, spécialiste en pédiatrie, a déclaré pour sa part que les cas de contamination par la méningite ont enregistré  "un net recul" en Algérie depuis l'introduction en 2007 de la vaccination contre  Haemophilus influenze dans le cadre du calendrier national de vaccination

Le Pr Grango a indiqué que "les enfants  de 3, 4 et 5 mois se font vacciner contre Haemophilus influenze et une dose de rappel est prévue au cours de leurs deux premières années".

L'apparition, de temps à autre, de certains cas de contamination par la méningite "est chose ordinaire", a estimé le spécialiste rappelant les années 90 où cette maladie avait touché plusieurs wilayas. Une bonne maîtrise de la  situation a empêché, depuis, l'apparition d'autres cas, a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, Pr Grango a révélé l'existence de deux types de méningite: bactérienne et virale, qui sont parfois mortels. Il a souligné, dans ce contexte, la nécessité d'introduire le vaccin  anti-pneumocoque pour les enfants et personnes âgées pour réduire le risque  de contamination par la méningite à pneumocoques.

Enfin, Pr Grango a appelé à doter les laboratoires des moyens nécessaires  à même de faire les analyses permettant de détecter la contamination par la  méningite conformément aux normes internationales en vigueur.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): El Watan avec APS

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