Sauvée par les Jeux méditerranéens, Oran doit réviser ses ambitions à la baisse

Elwatan; le Vendredi 30 Octobre 2015
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Le complexe sportif, l’extension de la ligne de tramway, la nouvelle aérogare, la rocade Sud ainsi que plusieurs autres aménagements urbains (assainissement, espaces verts, jardins publics tels l’esplanade Sidi Mhamed ou le parc urbain de la frange maritime Est) sont acquis. En revanche, d’autres projets de taille devront attendre des jours meilleurs pour leur concrétisation. C’est le cas du métro dont l’étude de faisabilité a été réalisée mais dont les travaux ne sont pas encore à l’ordre du jour.

L’urgence sera de finaliser le dossier de l’extension du tramway, une opération beaucoup moins coûteuse en temps et en argent car les zones d’extension notamment, vers Belgaïd, un site presque vierge où est implanté le complexe sportif et le futur village olympique, ne devraient pas poser les mêmes problèmes que ceux constatés lors de la réalisation de la première tranche passant par le centre-ville. Oran n’aura sans doute pas aussi sa tour «signal» de 220 m de haut qui devait être dédiée aux nouvelles technologies de la communication (audiovisuel, internet, etc.) et qui était prévue sur le plateau du mont Murdjadjo.

Même constat pour le projet de réalisation d’un grand parc Hypérion à Akid Lotfi (en face du Méridien) avec un opéra  de 2500 places et des structures culturelles annexes telles la cité des arts ou la cité des sciences, qui devaient l’accompagner et qui apparaît aujourd’hui, avec l’austérité, comme un luxe dont on peut aisément se passer. Même constat pour le projet du carrefour monétaire d’Oran, un méga-centre d’affaires conçu sur le terrain de la cité en préfabriqué dit Batimat Taliane destiné à être éradiqué et dont les résidents sont sur le point d’être relogés sur un site fraîchement aménagé pour accueillir de nouveaux logements.

Sur un autre plan, alors que l’extension du terminal à containers du port d’Oran ainsi que la nouvelle route devant relier directement cette structure vers l’autoroute sont déjà entamées, la réalisation du nouveau port commercial prévu à El Mactaa ne risque pas de voir le jour. A noter que l’idée d’aménager une nouvelle ville (El Djadida) de 300 000 habitants sur une superficie de 200 hectares à Oued Tlelat avait été abandonnée bien avant la chute des recettes pétrolières. Les projets de marinas (à Madegh, extrême ouest d’Oran), d’aquariums (à Arzew) et autres projets du même type peuvent également attendre car il faut parer au plus urgent.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Djamel Benachour

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