Séminaire sur le développement local à Tizi Ouzou : Le wali et son exécutif font faux bond

Elwatan; le Samedi 31 Octobre 2015
98973


L’association Asalas, en partenariat avec l’APW de Tizi Ouzou, ont organisé jeudi un séminaire sur le développement local. Une vingtaine d’universitaires ont été conviés pour débattre du sujet, exposer les résultats de leurs recherches dans le domaine et faire des recommandations. Prévue à 9h, la rencontre intitulée «La wilaya de Tizi Ouzou entre les zones industrielles et les vitalités locales.

Quelles passerelles pour une intelligence ?» a débuté avec deux heures de retard. Le wali, attendu pour prononcer une allocution d’ouverture, ne s’est pas présenté. Il en est de même pour les représentants de l’administration locale. Hocine Haroun, le P/APW, n’a pas caché son dépit devant cette situation.

L’hémicycle Rabah Aïssat était tristement vide. Pendant ce temps-là se tenait le conseil de wilaya présidé par le wali, consacré aux pôles urbains de Tamda et de Oued Fali. Le P/APW a qualifié ce conseil de «subterfuge pour éviter ce séminaire prévu de longue date». Les travaux ont permis à des élus et des universitaires de cerner les contours de cette question liée au développement local que Tawfik Hamel, président du comité scientifique, a résumée en ces mots : «C’est agir pour que le génie local s’exprime». Tizi Ouzou compte 17 zones d’activités ; 5 sont gérées par l’Agence foncière et le reste par la SOGI (organisme public de gestion) inexploitées et en état de délabrement, a-t-on déploré.

Les travaux de réhabilitation devront attendre l’achèvement des études et le lancement des appels d’offres. Les débats ont permis de soulever d’autres questions. Ainsi, le sénateur Moussa Tamatardaza a estimé que «le développement ne rime pas avec l’implantation de biscuiteries. Pour moi, le développement local doit s’inscrire dans la dynamique des nouvelles technologies. Nous devons prendre en considération l’élément humain dans tout projet.

Il faudrait aller vers la création d’un forum citoyen consacré aux sciences et aux technologies pour créer une synergie et parvenir à un développement intégré où les questions environnementales sont prioritaires». Les intervenants ont considéré que la situation de crise devrait inciter les gouvernants et les opérateurs à innover. Dans ce sens, les petites entreprises devraient puiser dans leur territoire des compétences universitaires et lancer des centres de recherche et d’innovation, a préconisé Mohand Amokrane Zoreli, de l’université de Béjaïa. Pour les séminaristes, le développement local n’est freiné ni par l’insécurité ni par le manque de financement, mais par la bureaucratie qui inhibe toute action.

Categorie(s): tiziouzou

Auteur(s): Saïd Gada

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..