Situation sécuritaire à Constantine

Elwatan; le Mardi 8 Janvier 2008
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Un accrochage a eu lieu hier dans la forêt de Djebel El Ouahch, sur les hauteurs de Constantine, entre un groupe terroriste et les forces de l'ANP assistées par les unités de la Gendarmerie nationale.
Un black-out total, voire une désinformation sciemment orchestrée, a entouré le sujet, mais accidentellement plusieurs hélicoptères appartenant à l'ANP ont été observés hier dans le ciel de Constantine, et plusieurs témoins ont parlé de l'arrivée de blessés à l'hôpital militaire de Didouche Mourad (15 km de Constantine). L'on sait aussi que des renforts ont été dépêchés sur place ainsi que sur les axes routiers pour filtrer l'entrée et la sortie de la ville. Ce qu'on ignore, en revanche, c'est l'identité du groupe traqué, le nombre des éléments qui le composent et la raison qui fait qu'il se trouve à Constantine. Cet accrochage correspondait par ailleurs avec une folle rumeur qui a circulé hier à Constantine occupant toutes les tables de discussion. D'aucuns juraient en effet que des cadavres auraient été ramassés dimanche dernier dans le quartier de Zaoueche. Dans le détail, on parlait de quatre hommes retrouvés égorgés et jetés dans la chaâba de ce quartier périphérique de la ville, avant qu'ils ne soient récupérés par les éléments de l'ANP qui, auparavant, auraient bouclé le secteur. Toutes nos tentatives de confirmer l'information auprès des différentes autorités sécuritaires ont été vaines. Si du côté de la sûreté de wilaya et de la Protection civile, on a catégoriquement infirmé les faits, les services habilités auprès de la 5e Région militaire et du commandement régional de la Gendarmerie nationale étaient par contre aux abonnés absents. Chose qui ajoute au suspense d'autant que ces autorités ont toujours été particulièrement avares en matière d'information sécuritaire. Pour rappel, Constantine a résisté jusque-là à toutes les tentatives d'établissement de groupes terroristes depuis leur défaite qui remonte à 1998. L'attentat à la bombe perpétré en mai 2007 dans le quartier de Daksi et qui avait coûté la vie à un agent de l'ordre n'avait pas connu de suite, le maillage étant parfaitement dressé par les services de sécurité, notamment ceux du renseignement. L'on avance cependant le chiffre de 36 personnes, en majorité des jeunes, qui auraient rejoint le maquis en octobre 2007 et qui seraient désormais sur les fichiers des services de sécurité. A souligner surtout le refus des autorités de communiquer sur ce sujet, chose ne permettant pas à la presse d'informer l'opinion.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nouri Nesrouche

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