Smain sur les traces de son passé oublié

Elwatan; le Vendredi 30 Octobre 2015
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"Un point suspendu comme le pont de Constantine". C’est de cette façon qu’il se définit. En faisant référence à sa ville natale, connue par ses ponts, il parle de sa vie entre les deux rives de la Méditerranée. Pour la première fois, dans "Je reviens me chercher", il retrace sa carrière et replonge dans ses origines algériennes.

Pour lui, cette expérience littéraire était bien différente du théâtre. "L’écriture de ce récit est en quelque sorte un ralenti contrairement à celle de mes one-man shows."

A l’occasion du SILA, il n’a pas pu s’empêcher de rire, évidemment. "Les Algériens ont le sens de l’humour", nous a déclaré celui qui entretient sa double-culture franco-algérienne. "Quand je monte sur scène, je suis décomplexé. J'aime désarmer les spectateurs à travers le rire." C’est ce qui a fait sa réussite d’après lui.

Laisser la place aux jeunes

Quant à son avenir, Smain dit qu’il fait désormais partie de la "vieille génération". "Il faut céder la scène aux moins âgés", dit-il.

Pour autant, il n’abandonne pas l’écriture. Il travaille actuellement sur des contes musicaux en France. Et il aimerait bien être présent professionnellement dans son pays natal à travers le théâtre ou la télévision. "J’ai discuté hier avec le ministre de la Culture M. Azzedine Mihoubi. J’aimerais bien travailler en Algérie".

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nazim AOUABEUR

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