Sous-traitance pour l’usine Renault D’Oran : Arcelor Mittal Annaba se positionne

Elwatan; le Mercredi 2 Janvier 2013
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Le pôle sidérurgie notamment vit au rythme de la concurrence entre nouveaux entrants sur le marché et le complexe sidérurgique d’El Hadjar. Le marché de fournitures en produits sidérurgiques à l’unité peut certes être modeste. En effet, et selon des sources proches du secteur, le montage d’un véhicule nécessite entre 1 et 1,5 tonne d’acier. Aussi, l’unité d’Oran commencera par assembler 25 000 véhicules annuellement et 75 000 dans une seconde phase. Soit des besoins annuels en produits sidérurgiques tournant autour des 100 000 tonnes.

Mais il ne demeure pas moins intéressant, à terme, pour un sidérurgiste, même si pour le moment les responsables du secteur ont évoqué certaines pièces comme les vitres, les batteries, des pièces en plastique ou en caoutchouc qui seront fabriquées par des entreprises nationales. Si l’on ne connaît pas encore les contours exacts du projet d’assemblage, les sous-traitants potentiels se bousculent au portillon. Arcelor Mittal Annaba, qui ne détient aujourd’hui que 10% du marché global des produits sidérurgiques, ne compte pas demeurer en reste à ce propos et compte sur un certain nombre d’atouts, notamment le fait qu’Arcelor est un fournisseur traditionnel du constructeur.

Le sidérurgiste ayant développé certains procédés technologiques domine d’ailleurs le marché. Aussi, le complexe d’El Hadjar, qui est un complexe intégré, dispose de capacités réelles pour le développement de nombreux produits. Cependant, les faiblesses du complexe peuvent le rattraper. En premier lieu, l’industrie automobile nécessite la fourniture en flux tendus en intrants. L’instabilité sociale au niveau du complexe d’El Hadjar, se traduisant souvent par des arrêts et grèves à répétition, pourrait lui porter préjudice. Aussi, la situation du complexe caractérisée par une obsolescence de l’outil de production a lourdement affecté la qualité de ses produits sidérurgiques.

Rien n’est donc décidé pour l’heure. En tout état de cause, un ancien cadre du complexe d’El-Hadjar, Hocine Benmedakhane, pointe du doigt les déficits technologique, managérial et en personnel, en sus des problèmes financiers dont pâtit le complexe. Rappelons enfin que le complexe sidérurgique d’El Hadjar pourrait finir l’année avec une production globale d’acier liquide en-deçà du seuil des 600 000 tonnes.
 

Categorie(s): economie

Auteur(s): Roumadi Melissa

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