Théâtre pour enfants : Un engouement sans pareil

Elwatan; le Jeudi 3 Janvier 2013
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Les enfants de Constantine ont montré un engouement sans pareil pour le théâtre à l’occasion de ces vacances d’hiver. En témoigne le nombre impressionnant de gamins qui ont choisi la destination du Palais de la culture Malek Haddad lors des journées constantinoises du théâtre pour enfants, organisées du 26 au 31 décembre derniers, ou durant les journées nationales du théâtre pour enfants qui se déroulent actuellement au théâtre régional de la ville. Il faut dire que le programme proposé par 11 troupes et associations venues de neuf wilayas a été alléchant grâce à des œuvres captivantes traitant de thèmes à caractère éducatif. «C’est une bonne occasion aussi pour nous afin de tirer nos enfants de l’ennui des études et du train-train quotidien, leur offrir un espace de distraction et de détente», nous dira une mère de famille rencontrée au Palais Malek Haddad. Ce dernier s’est avéré exigu pour contenir un flux impressionnant d’enfants, dont certains sont venus des autres communes de la wilaya. La plupart des spectacles se sont déroulés dans une salle qui affichait complet.

Le week-end dernier, beaucoup d’enfants sont revenus bredouilles, car n’ayant pu assister à une pièce de théâtre qui a débuté plutôt que prévu. «Face au nombre impressionnant d’enfants venus avec leurs parents une heure avant le début du spectacle, nous avons décidé de commencer tôt pour des raisons de sécurité, afin de pouvoir maîtriser la foule», nous a précisé un agent du Palais de la culture. Cet engouement, qui demeure aussi un signe de bonne santé pour une enfance sevrée d’activités culturelles, renseigne surtout sur le déficit en matière de structures d’accueil, notamment lors des grands évènements. La ville du Vieux Rocher qui concentre l’essentiel de cette activité, ne dispose actuellement que d’un théâtre et de deux salles d’un niveau acceptable, le Palais Malek Haddad et le centre culturel Benbadis, en l’occurrence, alors que la maison de la culture culturel Mohamed-Laïd Al Khalifa est toujours dans un piteux état. Le déficit en matière d’infrastructures est à déplorer surtout dans les autres communes de la wilaya où ce genre d’activités demeure toujours «une denrée rare».                     
 

Categorie(s): constantine

Auteur(s): Arslan Selmane

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