Timizart : Hommage aux martyrs de la révolution

Elwatan; le Samedi 21 Mars 2009
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A l’occasion de la célébration du 19 Mars marquant le cessez-le-feu, la commune de Timizart, dans la région des Ath Djennad, à 42 km au nord-est du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, a organisé des festivités à Souk El Had (chef-lieu communal).
Ainsi, l’artère principale au niveau du même lieu, allant de Tizi N’Sebt jusqu’au siège de l’APC, a été baptisée au nom des moudjahidine Adjemout Ali (1888-1956) et son fils Mohammed (1917-1958). Le chemin communal a été inauguré au nom de cet enfant de la Révolution, originaire d’Iadjemat, (au nord de Timizart), connu sous le sobriquet de Âami Ali, ou Ali Adjemoudh, qui, raconte un de ses compagnons au maquis, prononça un certain 8 mai 1955, lors d’un regroupement des moudjahidine à Thaboudoucht (Aghribs), les propos suivants : «Hier, le chemin de la liberté était barré, alors que celui menant au paradis était tellement long. Aujourd’hui, le chemin de la liberté est ouvert et celui qui mène au paradis est abrégé. Entre nous et le paradis, il n’y a qu’un pas à franchir : tomber en martyr. Quant à la liberté, il n’y a d’autres issues que de continuer notre marche jusqu’à l’indépendance.»D’autre part, le nouveau bureau de poste, sis à quelques mètres face au siège de l’APC, a été dénommé au nom des chouhada Tighedine Mohammed Ben Mohammed (1923-1958) et ses trois frères et neveux.

Par ailleurs, l’événement a été marqué par une cérémonie grandiose à laquelle ont participé, en plus des familles des chouhada, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants. Au cours d’une table ronde, organisée au CEM des Frères Ziane de Souk El Had, les intervenants ont souligné avec insistance la portée de la date du 19 Mars qui a marqué, selon eux, «l’aboutissement du combat et des sacrifices pour l’indépendance nationale». Selon les communicants, il est nécessaire de défendre la mémoire collective de la nation algérienne et sauvegarder son unité nationale, et aussi être fidèle aux sacrifices des enfants de la Révolution. Il importe, estiment-ils encore, d’enseigner l’histoire nationale à la jeunesse montante pour leur faire connaître les faits et héros de leur pays. Les orateurs ont plaidé pour l’unité nationale, la culture nationale et la transmission du «flambeau» aux générations à venir.

Categorie(s): actu kabylie

Auteur(s): Djemaâ Timzouert

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