Tlemcen : les syndicalistes de Naftal inquiets

Elwatan; le Dimanche 6 Janvier 2013
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«Nous demandons un dialogue sur le futur partenariat avec les entreprises françaises, décidé lors de la récente visite du chef de l’Etat français en Algérie. Nous avons pris connaissance que Sonatrach a envisagé de libérer le marché aux sociétés de l’Hexagone, comme Total et Shell, entre autres… dans la perspective d’ouvrir de nouveaux réseaux de stations-service au niveau national…», a indiqué, dépité, M. Boutelaâ, membre du bureau national du syndicat de Naftal. Un partenariat qui pourrait, selon les travailleurs, sonner le glas de Naftal qui n’a pas les coudées franches et les moyens de sa politique, eu égard à son statut de filiale seulement. L’arrivée des sociétés françaises en Algérie semble inquiéter les travailleurs, même si ces derniers disent ne pas craindre la concurrence.

«Nous n’avons pas peur de la concurrence dans un paysage de transparence, mais ce qui suscite notre inquiétude, c’est l’éventualité de l’abandon par Sonatrach d’une de ses filiales, c’est-à-dire Naftal». M. Boutelaâ précise que le conseil d’administration (Sonatrach) se compose de 9 membres dont 6 de Sonatrach et 3 de Naftal. Cependant, tout se décide par Sonatrach (gestion, augmentation des salaires, importation des huiles assujettie à l’aval de la société mère, etc.). C’est dire que Naftal n’a aucun poids dans la prise d’une quelconque décision, d’où cette peur de ses travailleurs qui paraît quelque peu justifiée. Pour préparer la nouvelle ère commerciale, Naftal a d’ores et déjà entamé son programme de renouvellement et de modernisation de ses structures, comme la station-service de Maghnia. Cela suffira-t-il à tenir la route quand on sait que le sort de Naftal est décidée d’en haut ?                                         

Categorie(s): tlemcen

Auteur(s): Chahredine Berriah

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