Travaux publics : Les entrepreneurs mécontents

Elwatan; le Jeudi 7 Avril 2011
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Ils étaient nombreux les patrons des grosses entreprises des travaux publics à s’être rencontrés mardi dans l’enceinte de la chambre du commerce et d’industrie Sersou à l’effet de débattre d’une situation qu’ils vivent mal. Une situation de lassitude semblait même gagner les esprits. Un débat des plus francs, celui de l’octroi des marchés, a été pour la première fois évoqué et discuté dans ses moindres détails pour dire enfin basta. Franchement et sans détours, non sans énoncer une pratique concurrentielle déloyale qu’ils œuvrent à réduire à défaut de la juguler, les entrepreneurs privés ont tout déballé. «Préserver l’outil de réalisation, c’est assurer la pérennité de l’emploi» a été le thème fédérateur d’une rencontre, la première du genre entre les patrons plus que jamais inquiets bien que les perspectives de s’unir autour du GIC (groupement d’intérêt commun) est annoncé en perspective à un combat qui ne fait que commencer. Des marchés octroyés dans le cadre du code des marchés publics sont souvent réalisés en sous-traitance. Preuves à l’appui. Les recours introduits pour certains n’aboutissent pas.

La mort lente des entreprises locales

Trop souvent, expliquent certains, il est fait usage d’un dumping exagéré et qui concourt à la mort lente et certaine d’entreprises locales quand bien même l’administration en arrive à brandir le code des marchés publics. Un code travesti dans sa noble finalité quand des «entreprises sans matériels arrivent à décrocher des projets pour sous-traiter ensuite». «Juste à côté de ma station, un projet a été confié à une personne venue par la suite solliciter la vente de bitume au prix élevé de la soumission à la tonne». C’est scandaleux. Plus explicite, ce patron a fait savoir qu’«avec 17 milliards de moins dans une soumission pour un projet routier  je n’ai pas été retenu il y a quelques années» non sans lancer une boutade qui fait recette: «Si j’augmente ou réduis, je n’ai pas de garantie de le recevoir». Il s’agit, en définitive, de la préservation de milliers d’emplois, peste un autre patron jusque là attentif à ses pairs en nous tendant la DAS (déclaration annuelle des salaires). En tout état de cause, les entrepreneurs tentent de rencontrer le chef de l’exécutif local pour lui faire part de leurs problèmes.                        
                                                

Categorie(s): tiaret

Auteur(s): Fawzi Amellal

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