Un berbère au Burkina

Elwatan; le Jeudi 19 Mars 2009
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Sans jubilation excessive, « La Maison Jaune » qui a déjà fait le tour des festivals du monde, a cependant séduit le public de Ouagadougou et une organisation catholique basée en Afrique de l'Ouest lui a décerné son grand prix.
Gaël Brunet, professeur aux Langues O à Paris (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) était dans la salle et nous disait qu'il allait mettre au programme de ses cours sur le cinéma cette œuvre venue des Aurès.
Tous les films montrés au Fespaco n'étaient pas si ingénieux que cela. On pardonnera l'inexpérience et le manque de moyens. Mais on saluera la très grande patience et le courage des cinéastes qui ont du recourir au système D. Des cinéastes, leurs bobines sous le bras, organisaient eux-mêmes le travail, collaient leurs affiches, annonçaient les séances. Mais grâce à tout cela, le Fespaco s'était transformé en festival berbère !
A part «La Maison Jaune» et sa belle virée dans les Aurés, on a aussi voyagé dans d'autres territoires de cultures et de langues africaines. On a vu des films en woulof, en haoussa, en mossi, en Chleuh, traversé le territoire des Tamacheks, viré vers les bords du Nil et abouti chez les Carthaginois ! Un très beau voyage africain à la Hérodote.

Categorie(s): arts et lettres

Auteur(s): Azzedine Mabrouki

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