Un chef de tribu critique le régime

Elwatan; le Dimanche 10 Avril 2011
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Nawaf Al Bachir, chef de la tribu d’Al Bakkara et l’une des figures du mouvement d’opposition connu sous le nom de la Déclaration de Damas, a affirmé qu’en dépit de la répression sanglante des manifestations qui secouent la Syrie, «il existe encore une dernière chance pour éviter que le régime s’obstine à faire couler le sang du peuple syrien». «Le régime doit lancer un dialogue national avec le peuple, notamment la jeunesse de la révolution, avec un ordre du jour et un calendrier définis», a ajouté Al Bachir. Ce dernier a indiqué : «Nous croyons en un changement politique pacifique.»

Il a estimé que le dialogue qu’il préconise devrait notamment aboutir à «des lois libéralisant la création des partis politiques et la presse ainsi que l’abrogation de l’article II de la Constitution» qui consacre le monopole du pouvoir par le parti Baas. Il a remis en cause les affirmations des autorités syriennes imputant dans la plupart des cas à des bandes armées les tirs qui ont fait des dizaines de morts lors des manifestations en faveur des libertés depuis la mi-mars. «Ce sont les voyous du régime et les sbires de ses services de sécurité qui tirent sur les manifestants», a-t-il affirmé. «Le vrai gang, c’est ce régime qui sévit, protégé par la loi.»


Et de poursuivre : «Ils nous prennent pour des esclaves. Ils nous ont infligé 40 ans d’humiliation, d’affronts et de meurtres indiscriminés.» A son avis, la contestation populaire va se poursuivre «jusqu’à ce que le peuple syrien recouvre sa liberté, sa dignité et la justice dont il est privé».   Il dit être interdit de voyage depuis 16 ans et affirme avoir été convoqué «plus de 75 fois» à des interrogatoires par les services de sécurité. 

Categorie(s): l'événement

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