Un vibrant hommage lui a été rendu à Alger : Blaoui El Houari, la légende continue !

Elwatan; le Samedi 18 Fevrier 2012
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Un tribute  à l’endroit du cheikh Blaoui El Houari  organisé sous les auspices du ministère de la Culture et l’Office Riadh El Feth (OREF). Saluant la carrière, l’œuvre majeure, l’apport de son style (wahrani) et l’humilité d’un homme majuscule de la musique moderne algérienne puisant sa substantifique moelle du terroir, roots (racines) quoi ! Ainsi, ce fut un concert émouvant, qu’on aurait pu baptiser «Blaoui El Houari & guests» puisque qu’il a été souligné par ses enfants… spirituels comme un autre Houari (Benchenet) – le crooner et le Monsieur propre et loyal du raï-wahrani –, Samira Benabi, Baroudi Benkhedda et Houari Oualhaci (le prénom Houari est très répandu à Oran) qui ont revisité,  pour la circonstance, les morceaux de bravoure tels que Zabana de Cherif Hamani, Wahd Ezzine L’kitou de Abdelkader El Khaldi, H’mama de L’hadj Rabah Deriassa, Biya Dak El Mour du cheikh El Hachemi Bensmir, Rani M’hayer de M’hamed Benyekhlef… sous la direction orchestrale de Bey Bekaï emmenant une formation de 11 musiciens (sections à cordes, violons, percussions…) et ce, devant un fan-club en pamoison.

La première admiratrice, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, hôte de cet événement, des artistes comme Saïd Hilmi et Djamel Bounab, des aficionados de la première heure et ceux de la nouvelle génération.  Amina, 22 ans, stagiaire en comptabilité au Commissariat aux comptes à Alger, est venue spécialement pour Blaoui El Houari : «J’aime le répertoire de Blaoui El Houari. Ainsi que Fadila Dziria ou encore M’hamed El Anka. Tout ce qui est traditionnel. Ce sont mes parents qui m’ont initié à cette passion…» Une preuve patente qu’en Algérie, les jeunes peuvent danser sur du Blaoui El Houari et adorer aussi Lady Gaga.  
 

Papy fait de la résistance


Lors de cet hommage, il y eut de moments forts et intenses à l’image du duo formé par Samia Benabi et Baroudi Benkhedda pour le titre Saïf H’lou dont les paroles et la musique sont de Blaoui El Houari ; la performance de Houari Benchenet,  avec une «big dédicace» à son père spirituel, quand il interprète magistralement Djar Aliya El Hem de Abdelkader El Khaldi et Arsam Wahran, une ode déclamée et déclarée, signée Blaoui El Houari, à Oran. Du wahrani pur jus ! Non, du nectar ! En guise de présent, le «B(B) King algérien», Blaoui El Houari, pour le plus grand bonheur du public, monte sur scène. «Excusez-moi. La voix est un peu fatiguée…» lance-t-il à son bon public en or. Aussi l’a-t-il délecté avec Asmaâ de cheikh Belthiter Benacha, H’mama ou encore El Mersem de cheikh El Miloud. Et là, ce fut le «jam» ! «Je vous aime ! Tout le monde !» remerciera le maître du wahrani, Blaoui El Houari. La légende continue !                 

Categorie(s): culture

Auteur(s): K. Smaïl

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