Université Abderrahmane Mira de Béjaïa

Elwatan; le Dimanche 6 Janvier 2008
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Les étudiants de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa n’ont pas repris leurs cours à leur retour hier des vacances d’hiver de quinze jours.

Béjaïa.
De notre bureau

Les accords qui ont été conclus lors du dialogue instauré avec les responsables de la direction des œuvres universitaires à la mi-décembre 2007 n’ont pas été suivis d’application sur le terrain, ce qui prolonge leur mouvement de protestation de novembre 2007 d’au moins deux journées de grève avec la marche que l’on n’exclut pas d’organiser aujourd’hui. Les conclusions de la réunion «satisfaisante» tenue au siège de la wilaya, en présence du wali et du recteur mais surtout des responsables de l’administration centrale dont le directeur général de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), s’avèrent être, à leurs yeux, de «fausses promesses». «Rien n’a été fait», nous a déclaré un membre du comité estudiantin. L’administration n’aurait-elle pas tenu ses engagements ? Le dialogue qui devait se poursuivre au lendemain de l’Aïd pour les détails des accords conclus n’a pas eu lieu à cause de l’absence des représentants de l’ONOU. Une défection qui avait contrarié les étudiants jusqu’à douter de l’engagement de l’administration. Du côté des pouvoirs publics, qui disent avoir besoin de temps pour mettre en pratique leur volonté de régler les problèmes de la communauté estudiantine, s’est posé un imprévu : le départ du DG de l’ONOU. Cette fin de fonctions est intervenue deux jours après la rencontre de Béjaïa, certains y ont vu une étrange coïncidence. Selon certaines sources, M. Adour était arrivé au bout de ses deux ans «réglementaires» en tant que DG par intérim. M. Belloucif, le nouveau responsable qui a été désigné à la tête de cet office, les représentants des étudiants sont allés le voir à Alger pour confirmer le maintien de l’essentiel des revendications satisfaites. A commencer par le retrait des plaintes que l’administration rectorale confirme pourtant, tout comme elle assure le règlement du problème des exclus qui auraient trouvé place dans d’autres universités. «13 étudiants vont comparaître aujourd’hui devant la justice», nous apprend le représentant des résidents de la cité universitaire de Targa Ouzemmour qui souligne que le problème des étudiants exclus se pose toujours autant que celui des non-hébergés. «Il y a plus de 3900 étudiants SDF. 1750 sont affectés vers la cité mixte d’El Kseur, plus de 1800 étudiants sont encore SDF», affirme notre interlocuteur. Les étudiants voient d’un mauvais œil l’adoption de cahiers des charges concernant les marchés de transport et de la restauration lancés ces derniers jours sans la participation de leurs représentants. Une exigence des étudiants qui ont cru avoir arraché le droit d’exercer leur opposition, autant au recours aux vieux moyens de transport qu’à la mauvaise qualité alimentaire dans les restos «U». Le nouveau DG de l’ONOU était hier à Béjaïa pour reprendre ce qu’à déjà entamé son prédécesseur ou, comme l’espère la communauté estudiantine, assumer l’entière responsabilité des engagements.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): M. Mejdoub

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