Visite à Alger de l’émir du Qatar : Signature de huit accords et mémorandums de coopération

Elwatan; le Mardi 8 Janvier 2013
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Le dirigeant du puissant petit émirat du Golfe, qui n’en finit pas de faire parler de lui internationalement tant sur la scène politique que financière, a été reçu par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avec lequel il s’est entretenu «en tête-à-tête».
Si cette visite a eu une forte teneur économique, elle a aussi et surtout été éminemment politique. Tout particulièrement la politique internationale, pour laquelle les positions des deux pays diffèrent sur de nombreux points, étant dans certains cas diamétralement opposés. Les deux hommes ont ainsi abordé les «développements» des situations arabes et régionales, dont, l’on s’en doute, les dossiers du Mali et de la Syrie.

«Ma visite traduit notre attachement permanent à la concertation et à l’échange de vues entre les dirigeants des deux pays frères sur les développements de la situation sur les scènes arabe et internationale, outre l’examen des moyens de renforcer les relations fraternelles solides entre nos deux pays dans différents domaines au mieux de nos intérêts communs», a affirmé cheikh Hamed Bin Khalifa Al Thani, dans un communiqué repris par l’APS.

Et comme l’une des «stratégies» du richissime émirat est de miser, souvent gros, sur le volet économique et financier afin de pouvoir peser sur la scène politique internationale, la coopération économique s’est taillé la part belle lors de cette visite. Pour ce qui est de ce volet, la récolte a été plutôt fructueuse pour les Qataris. Ainsi, pas moins de huit accords et mémorandums de coopération ont été signés entre les deux parties, et ce, dans des domaines divers et variés mais globalement «porteurs», tels le transport maritime, le pétrole et le gaz ou encore la pétrochimie.

Mais le projet de développement le plus important et le plus abouti reste la création d’une société mixte pour la réalisation d’un complexe sidérurgique à Bellara, dans la wilaya de Jijel, d’une capacité de production de 5 millions de tonnes d’acier. Ce complexe, créateur de quelque 2000 emplois, «contribuera également à la réduction de la facture d’importation d’acier de l’Algérie, estimée à 10 milliards de dollars par an, soit 20% du total de ses importations», explique l’APS. De même, un intérêt «particulier» a été accordé par les deux pays à d’autres secteurs, dont l’énergie, les mines, le transport aérien, l’agriculture, les finances et l’industrie.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ghania Lassal

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