Wilaya de Tizi Ouzou : anarchie dans les transports

Elwatan; le Lundi 7 Janvier 2013
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Les voyageurs empruntant la desserte entre Draâ Ben Khedda et Tizi Ouzou se plaignent de la désorganisation qui gagne les conditions de transport. Les usagers de cette ligne indiquent que ce n’est nullement la légère augmentation, décidée en juillet dernier, pour porter le prix de la place de 15 à 20 DA qui les offusque, mais bien cette manière de mettre à quai un seul minibus à la disposition des foules de travailleurs se succédant, telle une fourmilière, à la station, au lieu de placer deux à trois véhicules pour faire face à l’arrivée voyageurs. De la sorte, les bousculades, dont profitent des voleurs à la tire, seraient évitées. D’autant que de longues chaînes de minibus et de fourgons se forment, au niveau des 2 stations, de Draâ Ben Khedda et de Tizi Ouzou, restent en attente. Plus de 120 bus et fourgons assurent les rotations quotidiennes sur cette ligne de 10 kilomètres. Pendant les bousculades des voyageurs au moment de l’accès à bord du bus mis à quai, un spectacle désolant s’installe.

A remarquer que la rangée de strapontins dans le couloir central des bus et sur lesquels de nombreux voyageurs ont eu souvent à laisser des lambeaux de leurs pantalons ou  robes, ne sont occupés que par contrainte, car la promiscuité et l’inconfort y sont criants et surtout gênants. Il est impératif que ces sièges pliants, bricolés dans certains minibus au fil de fer, boulons et autres chevilles métalliques, soient interdits par les services de transport.

Des services qui semblent se montrer à cheval sur tout, sauf lorsqu’il s’agit du contrôle des conditions de voyage. «Je préfère me tenir debout, m’accrocher aux poignées ou barres d’équilibre dans ces fourgons que de m’asseoir sur un tel siège en gênant à la fois mes voisins de droite et de gauche. Cette gêne oblige le voyageur à se mettre en position quasiment de biais», nous dira Mustapha, usager de tous les jours de cette ligne. «Ce n’est que lors des week-ends et des jours fériés que la sérénité s’y installe», avoue notre interlocuteur. D’autant plus, dit-il, que «la plupart de ces fourgons aménagés à plus de 20 places, n’ont pas de seconde portière ou d’issue d’urgence pour les voyageurs en cas d’éventuel imprévu».

Concernant les minibus dotés de secondes portières, certains des propriétaires ont carrément scellé ces dernières, «car, en arrivant au terminus, beaucoup de clients se volatilisent pour ne pas payer leur place». Et les victimes de ce genre de fuite sont généralement des opérateurs qui travaillent sans l’aide d’un receveur-caissier.
D’autres nuisances sont également subies par les usagers de cette ligne. Il s’agit des retards que provoquent fréquemment les barrages mixtes des services de sécurité et de la douane au niveau de Boukhalfa. Au lieu d’une dizaine de minutes pour ce trajet, il arrive que ce temps s’étire jusqu’à près d’une heure.

En outre, depuis la fin décembre dernier, l’on a posé, juste après le barrage sécuritaire fixe du pont de Boukhalfa, trois ralentisseurs, au relief énorme, mais tout à fait superflus.

Categorie(s): tiziouzou

Auteur(s): Salah Yermèche

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