Conférence: Mokhtari Mansour et l’art de la poésie populaire

Lesoir; le Vendredi 6 Decembre 2013
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Omar Mokrani, qui a laissé 800 poèmes au registre
populaire, a écrit plusieurs textes de chansons pour Ahmed Saber.
L’orateur évoque aussi Abdelkader Bouras, un chanteur de bedoui qui a
mis en chansons la plupart des poèmes écrits par Omar Mokrani. Il a été
découvert par Maheddine Bachtarzi, grâce auquel il a enregistré son
premier 33 tours.
Mokhtari Mansour est poète de melhoun. Il est connu à Chlef, sa ville
natale, où il exerce en tant que professeur de lettres arabes. Son
niveau a été remarqué par une télévision privée qui l'a sollicité pour
animer, au quotidien, une émission, «ma bgach gad li fat». Ses
interventions consistant à déclamer des poèmes de sa propre composition
sont très appréciées par les téléspectateurs.
C'est au niveau du café littéraire de Chlef, qu'il a pu s'épanouir et se
faire connaître par les hommes de culture invités de cet espace
culturel. Son verbe et sa prestance donnent beaucoup de consistance à
sescréations poétiques. Les thèmes sont porteurs car ils abordent les
bouleversements sociaux de fond et aussi politiques comme la
mondialisation, la vigilance face aux dangers à nos frontières tout en
rendant hommage à notre armée qui garantit notre sécurité.
L'intérêt des interventions de Mokhtari Mansour est de faire découvrir
la qualité de «région du melhoun» pour Chlef. Pour cela, il dépoussière
les œuvres poétiques de cet aède, Omar Mokrani, qui a laissé 800 poèmes
au registre populaire et écrit plusieurs textes de chansons pour un
certain Ahmed Saber, un artiste oranais qui passait le plus clair de son
temps à El Asnam (actuel Chlef). Il évoque aussi Abdelkader Bouras, un
chanteur de bédoui qui a mis en chansons la plupart des poèmes écrits
par Omar Mokrani. Ce dernier a été découvert par Maheddine Bachtarzi
grâce auquel il a enregistré son premier 33 tours.
Il n'oublie pas de citer dans ses poèmes les héros de la région comme
Bouarara dont il interprète le rôle dans une pièce de théâtre éponyme.
La force des poèmes de Mansour Mokhtari réside dans sa bonne maîtrise de
la langue arabe et la connaissance parfaite des règles qui régissent la
confection d'un poème melhoun. ma koulch béé (je ne suis pas Panurge),
sebaa arouah (j'ai sept vies), Arkoud ou bie el bled (Dors et vend le
pays) sont ses poèmes les plus célèbres.
Medjdoub Ali

Categorie(s): culture

Auteur(s): lesoir

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