Contribution: L’EN FACE À SON DESTIN

Lesoir; le Vendredi 6 Decembre 2013
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Par Abderrahmane Zerouati
«Ce n’est pas la profession qui honore l’homme, c’est l’homme qui
honore la profession»
(Pasteur)
Une autre aubaine, celle-là, elle est sublime. Elle vient à point nommé
nous dire de quoi cette équipe nationale est réellement capable. Nous
confirmer si besoin est si cette équipe d’Algérie est la meilleure
d’Afrique et si elle compte parmi les meilleures du monde lorsqu’elle
aura accompli triomphalement le premier parcours. Un groupe de commando
se préparant à l’assaut de la citadelle russe. Algériens, Camerounais,
Nigérians et autres Zambiens, tous déterminés à triompher et à faire en
sorte que ce destin sourie aux uns et pas aux autres. En tout cas, les
choses vont encore se compliquer pour tout sélectionneur qui aura à
gérer ce groupe de la mort. Mettre sur pied une véritable équipe
compétitive est la priorité d’entre les priorités à laquelle l’on doit,
d’ores et déjà, s’atteler si on ne veut pas perdre tout espoir de voir
cette équipe se placer en conquérante en cette terre africaine où les
données peuvent avoir une autre dimension. Des formations aguerries,
encombrantes et difficiles à tromper comme le Cameroun et le Nigeria
dont les palmarès fort élogieux sont la preuve évidente de leurs
capacités de nuisance. A situation exceptionnelle mesures
exceptionnelles, préconise-t-on. D’où l’obligation de se mettre illico à
la recherche d’un technicien rompu à cette particularité qui soit apte à
afficher clairement et sans détour ses prétentions à s’emparer
farouchement de cet espace africain. L’instance fédérale doit
nécessairement affirmer à nouveau sa volonté de s’engager totalement et
de ne, en aucun cas, enfreindre les règles qu’elle s’impose à elle-même
dans la gestion de cette équipe nationale. Son ambition doit, encore une
fois, se mettre en évidence pour ne pas se limiter aux seules
participations, sans réelle incidence du reste sur le cours des
événements. Il faut cesser d’être au centre de tout en permettant aux
uns et aux autres de prendre réellement part à la formation de cette
équipe d’Algérie. Il s’agit pour elle de se qualifier à la phase finale
de la Coupe du monde qui se tiendra en Russie en 2018.Il y a
malheureusement un seul ticket à prendre pour y accéder. C’est celui qui
aura bien calculé, bien pesé et surtout bien rusé, tout cela associé à
une grande maîtrise de soi, un savoir-faire qui sied exclusivement à
cette circonstance qui aura raison de tous les autres. L’Algérie
peut-elle se qualifier une cinquième fois ? Détient-elle les moyens,
particulièrement techniques, qui la mettraient au-dessus de la mêlée ?
Parviendra-t-elle à subir sans rougir un scénario où l’adversaire d’un
jour ressemble inévitablement à celui des autres jours ? Un groupe de
quatre formations, les meilleures d’Afrique, ayant en tête le même
objectif : prendre part à la phase finale de la Coupe du monde quoi
qu’il en coûte. Il y a de quoi se tenir le ventre ! Des matchs
difficiles à gérer. Déroutée dans un match, une équipe peut-elle se
ressaisir, se trouver une issue dans un autre match, compte tenu du
contexte dans lequel auront lieu toutes ces empoignades ? Des formations
fortement appréciées en Afrique. Elles se qualifieraient forcément
toutes si le tirage au sort les partageait entre les autres groupes où
la contestation est moins évidente. Parce qu’elles sont les seules à
décider de la direction à prendre. En tout cas, une chance pour les
amateurs du beau spectacle d’assister à chaque fois à une espèce de
féerie à couper le souffle et une autre aussi pour tous les joueurs pour
être ces héros qui permettent à notre jeunesse d’imaginer le temps d’une
ou de plusieurs rencontres ce qu’elle espère devenir un jour. Le secret
est plus facile à percer qu’il n’y paraît, n’est-ce pas ? Le football
est intelligence aujourd’hui. Il faut en user bougrement dans la
compétition si nous voulons nous sauver de nos «assaillants» du jour et
nous préserver des surprises affligeantes. Oser le grand saut sans
risque majeur devient possible dans un environnement où il est fait
usage du bon sens (intelligence). Donc, il y a raison d’espérer et
d’entreprendre. Une cinquième qualification à la Coupe du monde
rejaillit en bien sur tous, sportifs et non sportifs. Ces équipes ne
sont plus celles qu’on redoutait, dit-on, une raison pour se battre et
croire fermement qu’on a les moyens d’agir et de changer les choses. Les
autres n’ont que les moyens qu’on leur prête, aidés en cela par notre
faiblesse, notre défaitisme à ne pas pouvoir, à ne pas vouloir nous
convaincre de notre capacité à nous transcender en terre africaine. Un
sentiment qui permet avec justesse de mesurer l’état d’une institution
sportive qui ne s’emploie sans jamais de départ qu’à vouloir s’offrir
l’organisation d’une CAN pour en devenir détentrice. Le triomphe à
domicile… quoi ! Cela peut supposer que nous sachions nos capacités,
qu’il soit de surcroît interdit de désirer ce que nous ne pouvions
obtenir. C’est cette incapacité d’apprécier ce que nous détenons, ce que
nous avons qui semble nous faire défaut. Le président en est-il bien
conscient ? En tout cas, les impératifs auxquels il devrait faire face
s’annoncent plus difficiles qu’il n’y paraît. Alors réussirait-il à en
remodeler les tendances ?
A. Z.

Categorie(s): sports

Auteur(s): A. Z.

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