DES SOURCES SÛRES L’AFFIRMENT: L’UGTA réunira son congrès le mois prochain

Lesoir; le Dimanche 21 Decembre 2014
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Le 12e congrès national de l’UGTA se tiendra les 4, 5
et 6 janvier 2015 à l’hôtel El-Aurassi à Alger. Selon une source sûre,
ils seront entre 800 et 1 000 congressistes représentant les 1 200.000
adhérents de l’UGTA à prendre part à cette importante échéance
organique.

Abder Bettache - Alger (Le Soir)
Jeudi dernier, le secrétaire général sortant, Abdelmadjid Sidi-Saïd
avait présidé à Oran l’avant-dernière rencontre régionale des délégués
au congrès national.
La rencontre d’Oran était le troisième pré-congrès régional tenu avant
ceux de Skikda et de Ouargla pour les régions de l’est et du sud. Le
pré-congrès régional de la région du centre se tiendra, quant à lui,
aujourd’hui à l’hôtel Riadh à Alger.
Demain, une dernière réunion des secrétaires généraux des fédérations se
tiendra au siège de la Centrale syndicale. Cela dit, la nouveauté pour
ce 12e congrès national de l’UGTA réside dans le fait que les
représentants des quatre régions au sein de la commission exécutive
nationale (CEN) sont déjà connus des congressistes.
Autrement dit, à la différence des précédents congrès, les membres de
cette instance suprême entre deux congrès ont été déjà élus par leurs
pairs avant même la tenue du congrès national. Une démarche initiée et
validée par la direction sortante, et ce, afin d’éviter que les travaux
du congrès ne soient marqués comme à l’accoutumée par le travail de
coulisses et de tractations pour l’élection des membres de la CEN.
Il reste à savoir maintenant si, le nouveau secrétaire général ainsi que
son secrétariat national soient élus et connus lors de cette rencontre
organique.
Par ailleurs, l’autre question qui fait débat aujourd’hui au sein des
instances de l’UGTA est celle concernant les prérogatives dont
bénéficiera ou non le futur secrétaire général dans le choix de son
équipe, soit les membres de son secrétariat national.
La problématique en question sera au centre d’un large débat au sein de
la commission en charge de la rédaction du règlement intérieur et des
statuts. Selon des indiscrétions, Abdelmadjid Sidi-Saïd dont la
réélection à la tête de l’UGTA pour un nouveau mandat ne souffre
d’aucune ambiguïté veut éviter la «crise» qui avait suivi les travaux du
11e congrès. Une crise qui a fait plonger la plus ancienne et la plus
représentative organisation syndicale d’Algérie dans un statu quo, voire
une paralysie totale des activités de ses structures, dont celles de la
CEN. A travers ce nouveau mode d’emploi, le secrétaire général sortant,
veut, selon son entourage, engager des «réformes en profondeur mais
aussi en douceur au sein de son organisation». «Cette réforme a comme
objectif d’engager un véritable processus de rajeunissement des
différentes structures syndicales, aujourd’hui otages des carriéristes
et autres rentiers de l’organisation», a expliqué un syndicaliste de la
base. Toutefois, il n’en demeure pas moins que la démarche initiée par
Sidi-Saïd est sévèrement critiquée par ses détracteurs.
Pour ces derniers, la direction sortante inscrit sa démarche en
«violation des statuts et règlement intérieur». «Cette démarche démontre
une fois de plus si nécessaire et on ne peut mieux, les luttes
intestines et d’appareils qui gangrènent le fonctionnement de cette
organisation et mettent à nu les visées réelles du secrétaire général et
de ses nervis. Elles démontrent clairement les tentatives de mainmise et
d’OPA sur l’organisation, devenue l’enjeu des forces bureaucratiques et
rentières», dit-on.
Des accusations que Sidi-Saïd rejette «globalement et dans le détail»,
précisant dans son instruction datée du 22 septembre dernier, que «le
12e congrès sera le reflet de notre base syndicale, de l'adhésion des
travailleuses et travailleurs à l'UGTA, de leur confiance en notre
organisation, qui œuvre pour leurs intérêts moraux et matériels».
C'est pourquoi, dit-il encore, «notre congrès doit rassembler les
syndicalistes représentant tous les secteurs d'activité du secteur
économique et de la Fonction publique». Il a appelé ainsi à «une
représentativité plurielle et multiple». Enfin, l’autre point sur lequel
est attendu Sidi-Saïd lors de ce congrès, est celui relatif au bilan de
la direction sortante mais aussi les échéances attendues à compter de
janvier prochain, dont l’abrogation du fameux 87 bis.
A. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. B.

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