Edition: Plusieurs ouvrages pour raconter Jijel

Lesoir; le Jeudi 5 Decembre 2013
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Plusieurs ouvrages traitant, notamment, du volet
historique de la ville de Jijel et de sa région ont été récemment
édités, apportant un «plus» à la bibliographie plutôt modeste de cette
cité bimillénaire, a-t-on constaté. Ces publications apportent, grâce à
la plume éclairée (et souvent passionnée) de leurs auteurs, une
précieuse contribution à l’écriture de l’histoire de cette région
littorale qui foisonne d’anecdotes, de faits ou d’évènements peu ou mal
connus.
Parmi ces ouvrages, l’on retiendra Mémorial de la ville de Jijel de
Djamel-Eddine Hadji qui a le mérite de faire une «incursion» dans le
passé (1891-1962) en présentant un luxe d’informations sur des
personnalités de la ville, avec un large «survol» de l’antique Igilgili.

«Ce livre n’est pas un livre ordinaire, encore moins un roman ou une
œuvre de fiction, mais l’idée originale d’un fils du terroir qui a voulu
la concrétiser par des recherches», a écrit, en préface, Salah
Bousseloua, une autre figure de proue de la culture et du théâtre à
Jijel. Le but recherché à travers cet ouvrage qui s’est d’ailleurs vendu
comme des petits-pains était, selon le préfacier, de dépoussiérer et de
rappeler, à travers des pages joliment écrites, tous ceux, musulmans ou
chrétiens, qui ont, toute leur vie, consacré leurs efforts à la
reconstruction et au développement de leur cité, après le tsunami de
1856.
Cet ouvrage, qui s’est référé à plusieurs sources biographiques, aborde,
entre autres, sur plus de 180 pages agrémentées de photographies en noir
et blanc la vie de la mer et des marins, l’industrie locale
(principalement le liège), les entrepreneurs, les artisans, la santé, la
justice, les postiers, le scoutisme, l’agriculture, l’éducation, la
culture, le commerce, le syndicalisme, la presse, les sports et les
femmes de la région.
Ce Mémorial rappelle que la cité côtière disposait déjà de journaux,
tels que le Rachidi (1911), l’Avenir de Djidjelli (1886), l’Impartial
(1890), Le Patriote (1895) ou encore Rebrousse-poil (1896). Il évoque
les noms de fondateurs de quelques titres, à l’image des Hadj Ammar
Mohamed dit Hamou (1880-1932) et Abderrahmane Benkhellaf dit Si Ahcène
(1881-1942).
La mythique «En Nemra», le club phare de la ville, la JSD créée en 1936,
occupe également une bonne place dans cet ouvrage. La naissance de la
Jeunesse sportive djidjelienne, son premier comité directeur, son
palmarès, les différents championnats auxquels elle a pris part, ainsi
qu’une photo du siège mis à la disposition de cette formation figurent
aussi dans les pages de ce vade mecum, à la lecture aisée.
Le credo de cet ouvrage est de «secouer l’indolence et la tendance à
l’oubli», précise l’auteur Djamel-Eddine Hadji, né à Jijel en 1964,
connu pour être un autodidacte passionné de l’histoire locale. Il s’est
consacré, pendant six années, à la recherche d’archives de sa ville et à
leur préservation, pour livrer ce Mémorial qui se veut un «hommage aux
générations passées qui, grâce à leur labeur et à leur dévouement à la
société, ont régénéré la culture locale ou construit et développé les
métiers de leurs aïeuls».

Categorie(s): culture

Auteur(s): lesoir

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