EL DJAZAÏR IDJAR: Un nouvel établissement pour capter le marché du crédit-bail

Lesoir; le Mardi 25 Decembre 2012
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L’engouement sans cesse grandissant sur le crédit-bail et le potentiel important du marché algérien ont poussé la BADR et le CPA à créer une joint-venture spécialisée dans ce créneau. El Djazaïr Idjar, puisque c’est de ce nouvel établissement financier qu’il s’agit, est opérationnel depuis une semaine déjà, avec à la clé un portefeuille clients qui pèse plus de 20 milliards de centimes.
Lyas Hallas – Alger (Le Soir) – La cérémonie de lancement officiel de l’activité d’El Djazaïr Idjar s’est déroulée hier, à l’hôtel Sofitel d’Alger où ses responsables ont présenté l’établissement et son business plan. D’un capital social de 350 milliards de centimes, il compte trois actionnaires à savoir la Banque de l’agriculture et du développement local (BADR) à hauteur de 47 %, le Crédit populaire algérien (CPA) également à 47 % et la Société algéro-saoudienne d’investissement (ASICOM) qui détient le reste des actions (6 %). Les réseaux d’agences de ses actionnaires, plus de 450 à travers le pays, lui assurent ainsi une bonne présence sur le terrain, à proximité de ses clients potentiels. L’établissement financera dans un premier temps, le «mobilier professionnel » avant de se lancer dans l’immobilier et bien d’autres formes de leasing. «A priori, nos statuts nous autorisent à proposer toutes formes de leasing, sans exception. Mais, étant donné le flou qui marque le marché secondaire de l’immobilier, nous ne le connaissons pas bien et nous ne maîtrisons pas tous les paramètres. On se contentera au début de proposer la forme basique du leasing mobilier», a souligné son directeur général, M. Rachid Metref. Bref, les équipements éligibles au financement sont ceux des «travaux publics, du bâtiment, de l’hydraulique, de manutention et levage, de forage, les équipements médicaux, le matériel roulant à usage commercial et professionnel et les machines agricoles». Une gamme qui sera élargie à d’autres équipements, si besoin est. Le souscripteur bénéficiera d’un financement nettement moins cher par rapport aux autres crédits et sans aucune garantie autre que le matériel lui-même. Les équipements en question étant exonérés de TVA, il ne paiera de TVA que sur la location du matériel. La facture est libellée au nom de l’établissement financier et le matériel reste sa propriété jusqu’au remboursement de la totalité du prêt. Le marché du crédit-bail est estimé à 37 milliards de DA, soit 1 % de l’ensemble des crédits. Le potentiel s’élève néanmoins à hauteur de 500 milliards de DA.
L. H.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): L. H.

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