FINANCEMENT DES IMPORTATIONS: Le président de l’Abef défend les banques

Lesoir; le Jeudi 18 Decembre 2014
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Les banques financent, certes, l’importation mais
celle cependant destinée essentiellement à la production et au
développement agricole. C’est ainsi que le président de l’Association
professionnelle des banques et établissements financiers (Abef) a
défendu les banques, souvent suspectées de financer l’importation
inutile.
Invité hier matin de la rédaction de la Chaîne III de la Radio
nationale, Boualem Djebbar a indiqué que sur les 5760 milliards de
dinars de crédits bancaires octroyés à fin juin 2014, en croissance de
11,72% par rapport à la fin 2013 et un rythme «bien maintenu et qui
continuera de l’être dans l’avenir», quelque 51,5% (2591 milliards de
dinars, en progression de 20%) ont été engagés en faveur du secteur
privé.
Voire les financements bancaires sont à près de 74% des crédits de moyen
et long terme, indique le président de l’Abef qui rassure ainsi sur
l’engagement de la place en faveur de l’investissement productif et
considère que 20% d’expansion du crédit bancaire en 2013 «n’est pas
rien».
Boualem Djebbar relève par ailleurs qu’une bonne partie des 26%
restants, les crédits de court terme, sont destinés à l’acquisition
d’intrants et de matières premières destinés à la production.
Relevant le rôle d’intermédiation qu’elles jouent, Boualem Djebbar
concèdera certes que les banques financent l’importation mais cependant
une importation de biens d’équipements ou de matières ou de services
destinés à l’investissement productif, le fonctionnement et la
réalisation d’infrastructures et de logements.
De même que s’il reconnaît «la part non négligeable» des importations de
céréales et de lait, le président de l’Abef considère, ce faisant, que
la hausse de la facture alimentaire qui a doublé à près de 10 milliards
en 2013, n’a pas été compensée par une production agricole importante,
indépendante des aléas climatiques et boostée par le développement de
l’irrigation. Or, «nous continuons à importer», dira Boualem Djebbar,
dans la mesure où «la production agricole nationale ne couvre pas
suffisamment la demande», faute d’anticipation et malgré les «efforts
colossaux» consentis.
Pour autant, le président de l’Abef observe que les financements
destinés à l’agriculture sont importants, citant notamment les 15
milliards de dinars de crédits Rfig alloués annuellement à la
céréaliculture (au profit de 17 000 exploitations agricoles), l’intérêt
accordé au développement du stockage, la mécanisation et le
développement des périmètres d’irrigation.
Outre 15 milliards de dinars accordés dans le cadre du mécanisme
Ettahadi pour l’investissement agricole, Boualem Djebbar évoquera la
contribution de la Badr au titre des dispositifs de soutien à la
création d’entreprises, des financements de l’ordre de 80 milliards de
dinars ayant été injectés dans des projets déjà opérationnels.
Et même si le président de la Badr observe que 2 500 fermes d’élevage de
bovin ont été financées, l’importation de poudre de lait se poursuit
toujours.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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