J-C KUGLER, SIGNATAIRE DU PACTE D’ALGER AU SOIR D’ALGÉRIE :: «Un dispositif de soutien pour Renault et l’ensemble des sous-traitants»

Lesoir; le Mercredi 26 Decembre 2012
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Au lendemain de la journée historique qui a vu naître, après trois longues années de tractations, un projet d’industrie automobile en Algérie, nous avons rencontré le signataire du pacte des actionnaires du côté français, Jean-Christophe Kugler, directeur des opérations de la région Euromed- Afrique qui nous a livré quelques-unes de ses appréciations sur le projet.
Le Soir d’Algérie : Peut-on connaître les conditions
avantageuses consenties par les pouvoirs publics algériens en faveur de
ce partenariat ?
J-C Kugler : Il est évident que lors des négociations, il a été
question de la nécessité de créer les meilleures conditions possibles
pour le succès de ce partenariat et permettre l’émergence rapide d’une
industrie automobile en Algérie. Il y a effectivement des mesures de
soutien qui ont été votées par le Fonds national des investissements
pour cette entreprise qui est d’abord algérienne et co-gérée par des
Algériens et le groupe Renault. Ces mesures vont donc permettre
d’accompagner pendant quelques années le développement de cette
industrie naissante. Des dispositions applicables aussi bien à cette
entreprise algérienne que pour l’ensemble des fournisseurs et
sous-traitants installés autour de l’usine.
Des avantages fiscaux, douaniers ?
Sans entrer dans les détails et laisser le soin aux autorités
algériennes d’en faire les déclarations appropriées, je confirme qu’il
s’agit de nombre de dispositifs avantageux qui vont bénéficier à tous
les investisseurs, y compris les Algériens dans ce projet d’envergure.

N’avez-vous pas appréhendé la réaction de l’opinion publique
française face à ce projet à un moment où une tension est perceptible
autour de la suppression des emplois dans les usines automobiles en
France ?
Je ne l’appréhende pas parce que le marché algérien est le deuxième en
Afrique en volume de ventes et on a tenu, en effet, à en débattre avec
plusieurs syndicats qui ont manifesté leur approbation quant à la
nécessité pour Renault de se développer à l’internationale dans les
marchés de demain. Ils sont favorables à la création de ce type d’unités
dès lors que leur production reste principalement destinée au marché
local. Et je vous ajouterai même que l’une des principales demandes des
syndicats français est que Renault doit traiter les ouvriers algériens
au même titre que leurs homologues en France.
Est-ce que la production de l’usine sera limitée à Symbol ou
verra-t-on prochainement d’autres modèles et d’autres marques du groupe
?
Dans une première phase, la production de l’usine se limitera à
Symbol et au fur et à mesure qu’on évoluera dans la maîtrise du procces
de fabrication, nous aurons d’outres modèles qui viendront se joindre à
Symbol, voire d’autres marques du groupe.
Parlez-nous de l’évolution du taux d’intégration dans la nouvelle usine
de Renault et des activités qui se créeront progressivement ?
Dans la première phase, celle d’une production plafonnée à 25 000
unités, l’activité sera axée autour de l’assemblage d’un certain nombre
de modules qui sont acheminés depuis les usines de production du groupe
à travers le monde. A partir de la deuxième phase où seront produits 75
000 véhicules, il est prévu la dotation de l’usine de toutes les
technologies inhérentes au processus de fabrication automobile, en
l’occurrence l’assemblage, la soudure, la peinture voire même
l’emboutissage si les conditions sont requises. Sur ce dernier point, la
SNVI dispose d’un très bon atelier d’emboutissage qu’on pourrait
éventuellement utiliser.
Propos recueillis par B. B.

Categorie(s): le soir auto

Auteur(s): Propos recueillis par B. B.

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