KIDNAPPING, VIOLS ET MEURTRES D’ENFANTS…: Le gouvernement n’est pas absent, assure la ministre de la Famille

Lesoir; le Mardi 25 Decembre 2012
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Le gouvernement n’est pas absent, assure la ministre de la Solidarité nationale et de la Famille face à l’aggravation des agressions sur les enfants.
Chérif Bennaceur – Tipasa (Le Soir) - «Le gouvernement n’est pas
absent. Le gouvernement travaille», a déclaré Mme Souad Bendjaballah qui
a ouvert, hier au complexe le Grand Bleu, Chenoua, à Tipasa, les travaux
d’une rencontre de deux jours des cadres de son secteur. Invitée à
s’exprimer sur l’augmentation des enlèvements, agressions sexuelles et
meurtres perpétrés contre les enfants et les mesures idoines, la
ministre de la Solidarité s’est, certes, refusée à toute appréciation
anticipée avant la clôture de cette rencontre nationale. Néanmoins, Mme
Bendjaballah a laissé entendre que le gouvernement ne compte pas rester
inerte, dans le contexte où l’opinion publique s’interroge sur la
gestion de ce phénomène. Un phénomène qui ressurgit avec davantage
d’acuité, nécessitant une dynamique globale, transversale dans la mesure
où c’est toute la société qui est concernée. Et dans le contexte où les
diverses structures et institutions en charge de la protection de la
famille, et partant de la jeunesse, déploient des efforts qualifiés
d’appréciables dans ce domaine en coordination, avance-t-on, avec
d’autres structures concernées (justice, services de sécurité…). Il
s’agit notamment de la lutte contre le travail des enfants, l’appui
socio- psychologique, matériel et financier aux familles démunies et aux
catégories sociales les plus vulnérables. A ce propos, la directrice de
la protection et de la promotion de la famille au ministère de la
Solidarité nationale, Mme Benaouda, a relevé, en marge de la rencontre,
les efforts poursuivis en matière de sensibilisation et de prise en
charge des familles démunies et en situation de vulnérabilité. Et ce
notamment au niveau des 48 directions de l’action sociale et de la
solidarité (DASS), des centres d’accueil et des cellules de proximité et
de solidarité, à caractère multidisciplinaire, ainsi que par le biais du
Service d’observation et d’éducation en milieu ouvert (SOEMO) ou du
poste de médiateur social en cours de déploiement, mis en place. «Notre
société a évolué. Elle prend davantage conscience et participe plus
activement», relève cette responsable qui rappelle que l’arsenal
juridique régissant la protection et la promotion de la famille existe.
«La situation de la famille s’est améliorée», dira Mme Benaouda qui
précise, néanmoins, que les questions liées à la jeunesse en difficulté
relèvent d’une autre direction ministérielle. La directrice de la
protection et de la promotion de la famille a insisté sur les efforts
développés en matière d’accompagnement psychologique, économique et
familial des personnes en difficulté et placées. «Nous œuvrons à la
reconstitution des liens, de la communication au sein des familles»,
relève cette directrice qui, dira-t-elle, «aspire à régler davantage de
conflits interfamiliaux, à encourager le retour aux valeurs au sein des
familles».
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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