L’achèvement du projet fera l’objet de discussions lors du prochain sommet de Dakar: La Transsaharienne ne sera pas livrée de sitôt

Lesoir; le Mercredi 4 Decembre 2013
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Les sections de la route Transsaharienne, projet qui
traîne depuis des dizaines d’années à cause de l’insuffisance des
capacités financières des pays que traverse cette route, ne seront pas
connectées de sitôt. Et ce, parce que même les pays nantis comme
l’Algérie n’ont pas encore achevé les parties qui leur ont été confiées.

Des centaines de kilomètres demeurent ainsi en souffrance et retardent
la livraison de ce projet intégrateur, conçu pour faciliter les
communications entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne et augmenter
les échanges commerciaux entre les deux régions du continent noir dont
la part des échanges internes ne représente, aujourd’hui, qu’à peine 11%
du volume global du commerce des pays africains avec l’extérieur.
Des 9 000 km prévus, il reste environ 1 500 km à réaliser dont 400 km en
Algérie pour relier Alger à Lagos au Nigeria qui a livré la totalité des
1300 km qu’elle devait réaliser. Selon M. Mohamed Ayadi, secrétaire
général du Comité de liaison de la Transsaharienne, «c’est au Mali que
le problème se pose avec le plus d’acuité car les 700 km prévus n’ont
toujours pas trouvé de financement».
Intervenant, hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio
algérienne, M. Ayadi a ainsi affirmé que «la faiblesse des échanges
commerciaux interafricains trouve son explication dans le manque
d’infrastructures routières justement. Des disparités criantes séparent
les voies de communications des pays africains qui, pour certains
continuent, cinquante ans après l’indépendance d’exploiter le maigre
‘‘héritage’’ colonial».
En effet, les réseaux routiers n’ont été que très peu développés dans
des pays comme le Congo qui compte 3 000 km de routes pour ses 62
millions habitants où le Mali qui, malgré le fait que ses routes ont été
multipliées par 30, de 100 km à l’indépendance à 3 000 actuellement, son
réseau ne permet pas une circulation fluide des personnes et des
marchandises. A l’exception de quelques pays nantis à l’image de
l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Algérie qui dispose de 120 000 km de
routes, ceux des autres restent sous-développés. Le sommet des chefs
d’Etat et des gouvernements de Dakar prévu les 11 et 12 décembre
prochains débattra de la question de la Transsaharienne en vue, a
indiqué M. Ayadi, de trouver des solutions de financement pour la livrer
à la circulation dans les brefs délais.
L. H.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): L. H.

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