Le coup de bill’art du Soir: Des chérubins chez les diablotins

Lesoir; le Vendredi 6 Decembre 2013
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Par Kader Bakou
Beaucoup de passants s’arrêtent pour jouer un peu avec les enfants des
mendiants nigériens et maliens dans les rues d’Alger. En effet, ils sont
gentils et sympas, ces chérubins calmes et silencieux, assis près de
leurs parents. Ils sont adorables parce qu’aussi, ils ont l’air enfantin
et innocent, comme les petits Japonais, Chinois, Russes, Allemands,
Anglais, etc.
Un enfant est un enfant. Il est parfois intimidé par les adultes et se
tait en voyant des inconnus. Quand un adulte le regarde, il baisse les
yeux par timidité. Rien à voir avec les enfants «algérois» à l’air
précocement patibulaire. Encore tout petit, le «petit Algérois» se force
à avoir une voix «grave» certainement pour intimider et «faire peur» aux
autres. Cette catégorie d’enfants (inutile de dire pas tous), fiasco
d’une «éducation algéroise», ne respectent rien, ni personne. Essaye de
lui dire : «Ecoute mon fils, ce n’est pas bien de piétiner les fleurs du
jardin public. S’il te plaît, va jouer là-bas…» Il te regardera bien
droit dans le blanc des yeux et te répondra avec son habituel air
d’effronté : «C’est toi qui va partir, sinon je vais te frapper où je
vais appeler mon père.» Quand ce dernier arrive, il ne fait rien pour
empêcher son rejeton de faire le mal en grattant, par exemple, la
peinture du véhicule en stationnement. Mais quand un adulte fait des
remarques à son enfant, là il voit tout et intervient derechef pour
jouer le «protecteur».
Il ne sait pas qu’il sera un jour lui aussi victime de son enfant, gavé
de bouffetance et sevré de bonne éducation.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Categorie(s): culture

Auteur(s): Par Kader Bakou

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