Le Soir de l’Est: Guelma Etat des lieux de l'école après le premier trimestre

Lesoir; le Samedi 20 Decembre 2014
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Ils sont nombreux ces écoliers, collégiens et lycéens de la ville de
Guelma qui affirment être satisfaits des résultats obtenus durant le
premier trimestre de l'année scolaire en cours. Mais d'autres sont
inquiets.
Approchés ce jeudi, jour de départ pour les premières vacances
scolaires, des élèves nous ont fait part de leur inquiétude quant aux
notes portées sur leur bulletin. «Ces mauvaises notes vont gâcher mes
vacances, ma mère est intransigeante sur les résultats scolaires, elle
va me priver de tout», nous a déclaré une lycéenne en première année
secondaire. Un constat qui vient confirmer l'esprit de concurrence
démesurée et le culte des bonnes notes qui minent et détruisent la
confiance en soi des élèves.
Fini le temps où la grande majorité des parents et leur progéniture
accordaient plus d'importance à l'acquisition du savoir et partageaient
l'idée que l'école est un lieu d'une extrême richesse qui permet une
véritable insertion sociale. Les élèves étaient donc convaincus de la
nécessité d'y venir, et de s'y comporter de façon particulière, en se
conformant à ses règles et ses lois.
Les plus anciens établissements scolaires de la ville de Guelma, les
écoles des Jardins, de la Mahouna, Mouloud-Feraoun, Émir-Abdelkader, le
CEG Mohamed-Abdou et le lycée Ben-Mahmoud adoptaient à travers des
moyens appropriés une stratégie, certes assez rigide, mais qui était
telle que l'on garantissait aux enseignants de s'offrir des classes en
petit nombre d'élèves assidus, qui leur facilitent amplement leur tâche
d'éducateurs. Cela constitue incontestablement un paradigme d'éducation
et de formation de qualité.
Aujourd'hui, l'école n'est plus une priorité dans la vie d'une frange
importante de nos jeunes. Elle devient, aux yeux de ces derniers, de
moins en moins attrayante. Sans compter que beaucoup de nos jeunes
scolarisés ont perdu le goût de l’effort, les programmes scolaires
sont-ils trop chargés ? «S'il y a des élèves studieux et surtout
bûcheurs, par contre, d’autres préfèrent recourir à la triche qui, avec
les moyens qui sont très sophistiqués, a pris des proportions
inquiétantes», nous révèle un professeur de lycée à Guelma.
Ajoutons à cela la violence en milieu scolaire qui «n'est plus,
malheureusement, exceptionnelle mais plutôt une pratique quotidienne qui
constitue aujourd'hui notre préoccupation majeure», dixit une
psychologue exerçant dans une UDS de Guelma. «Sans oublier l'absentéisme
et le retard chronique, un phénomène croissant qui touche actuellement
une bonne partie des établissements scolaires de la wilaya. Il se
propage à une vitesse grand V et peut finalement mener à l'échec
scolaire», affirme-t-elle.
Un autre fléau ronge l'école, c'est celui des activités qui tournent
autour des cours de soutien, un créneau porteur qui n'est pas
réglementé, et qui échappe à tout contrôle. «Il s'agit d'une activité
supplémentaire, devenue pour beaucoup synonyme d'enrichissement sans
cause, au détriment du maintien de la qualité de l'enseignement public»,
nous déclare un retraité du secteur de l'éducation. A cela s'ajoute
l'état des lieux des infrastructures peu satisfaisant.
Certains établissements scolaires de Guelma sont dans un état
lamentable. Des salles de cours offrent un décor désolant : tables
dégradées, vitres cassées, poussière... Des toilettes scolaires sont en
grande partie pointées du doigt, les enfants, les parents et les équipes
de santé scolaire témoignent de leur indigence.
Les rapports des services de prévention et de santé scolaire de l'EPSP
de Guelma sur l'hygiène et la salubrité des écoles adressés aux services
concernés des APC sont restés à chaque fois lettre morte. Des
enseignants travaillent souvent dans des conditions pitoyables et des
salles de sport de certains établissements sont, quand ils ne sont pas
fermés, dans un état de grande précarité. Ils disposent à cet égard de
très peu d'espaces adéquats pour pratiquer le sport en milieu scolaire.

Il s'agit d'un constat qui n'est guère reluisant. C’est dramatique au
regard des moyens financiers alloués par les pouvoirs publics à ce
secteur. Une situation qui n'est pas sans conséquences négatives sur la
société tout entière et il incombe aux partenaires sociaux d'en être
conscients.
Noureddine Guergour

Mila
Célébration de la Journée arabe de la police
Le siège de la Sûreté de wilaya a abrité, ce jeudi après-midi, une
animation un peu particulière en recevant beaucoup d’invités, menés par
les autorités locales, civiles et militaires. La raison en est la
célébration de la Journée arabe de la
police, correspondant au
18 décembre de chaque année.
Après la lecture des lettres adressées à l’occasion par messieurs le
ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, le
directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, et le SG du
Conseil arabe des ministres de l’Intérieur des pays arabes, Mohamed
Benali Koumane, faisant l’éloge de la corporation ; les responsables de
la Sûreté de wilaya ont tenu à récompenser 41 agents ayant fait valoir
leur droit à la retraite et honorer 34 autres, promus à des grades
supérieurs.
A. M.

Souk ahras
Sit- in de dizaines d’intendants devant le siège de la Direction de
l’éducation
Des dizaines de fonctionnaires des services économiques des
établissements éducatifs, au niveau du chef-lieu de la wilaya de Souk
Ahras, sont passés jeudi dernier à une phase supérieure dans leur
protestation.
Après la grève nationale de trois jours durant le mois de septembre
dernier, à l’appel de l’Union nationale des personnels de l’éducation (Unpef),
en effet , suite à la promulgation du décret exécutif numéroté 10-78 du
mois de février dernier, instituant un régime indemnitaire au profit des
personnels de l’éducation, le corps des intendants s’est vu exclure du
bénéfice de quelques indemnités pédagogiques.
Devant le silence radio de l’administration centrale à leurs
revendications, les économes et autres employés des services économiques
ont observé, jeudi vers 10h, un sit-in devant le siège de l’éducation.
Les concernés ont remis au premier responsable du secteur une plateforme
de réclamations de plusieurs points, à savoir la restitution des droits
à la prime pédagogique et d’encadrement.
Barour Yacine

Le foncier agricole à JIJEL
La notification de 1 646 actes de concession
La notification des concessions des terres agricoles dans la wilaya de
Jijel est en bonne voie, selon le responsable de la cellule de
communication de la wilaya.
Les services de la Direction des domaines de la wilaya de Jijel ont
notifié 1 646 actes de concession de terres agricoles au profit des
agriculteurs dans le cadre de la conversion du droit de jouissance en
droit de concession. On apprend par ailleurs que le nombre des
concessions réalisées représente 92% des 1 790 dossiers déposés auprès
de la direction locale de l’Office national des terres agricoles sur une
superficie totale de 6 642 hectares.
Notre source ajoute également que les agriculteurs bénéficiaires ont
déjà signé les cahiers des charges relatifs à la conversion du droit de
jouissance en droit de concession des terres agricoles.
On apprend que cette importante opération, qui s’inscrit en droite ligne
avec les nouvelles orientations régissant le foncier agricole, a touché
1 844 exploitants agricoles.
Notons enfin que cette opération, qui entre aussi dans le cadre de la
loi 10/03 portant sur la conversion du droit de jouissance en droit de
concession, constitue une importante opportunité pour enclencher une
réelle dynamique dans le secteur agricole, créateur de richesses et de
postes d’emploi.
B. M. C.

Categorie(s): régions

Auteur(s): B. M. C.

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