Le Soir de l’Est: Le secteur de la santé dans la wilaya d’El-Tarf Une santé malade et fonctionnant à deux vitesses

Lesoir; le Dimanche 21 Decembre 2014
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Il est devenu de notoriété publique et un fait des plus anodins que le
secteur de la santé dans la wilaya d’El-Tarf, fonctionne, généralement,
à deux vitesses et adopte une politique des deux poids deux mesures en
face des patients qui se présentent aux établissements hospitaliers.
La qualité de la prise en charge du patient se fait selon son rang dans
la société et surtout dans l’administration et les instances élues.
«Quand un haut fonctionnaire, un élu d’importance, ou un des membres de
sa famille, se présente dans n’importe quel service médical, c’est le
branle-bas de combat et c’est qui offrira le mieux son service. Ainsi,
pour le patient VIP, les analyses se font par magie au niveau de
l’hôpital, le chirurgien en cas d’opération en urgence est là,
disponible, dans l’attente de procéder à son acte chirurgical et le
matériel inhérent est à portée de la main et est fonctionnel. Mais,
voilà, quand il s’agit du citoyen lambda, toutes les portes sont fermées
et il est de fait obligé de débourser le peu qu’il possède dans les
analyses et la prise en charge dans des cliniques privées. Le cas
échéant, l’hôpital où il est hospitalisé se transformerait en un
véritable mouroir. Une santé qui fonctionne avec deux vitesses, en
somme», martèlera un cadre de la Direction de la santé et de la
population. Et ajoutera avec amertume : «Les cas de prise en charge de
personnes importantes sont légion dans l’hôpital d’El-Tarf, El-Kala et
celui de Bouhadjar.»
Le cas de l’hôpital d’El-Tarf est édifiant à plus d’un titre sur une
santé malade de ses gestionnaires. On n’applique pas le serment
d’Hippocrate mais celui d’hypocrite. Et pour cause, selon des sources
crédibles, le ministère de la Santé a mobilisé, à titre d’exemple, des
moyens humains colossaux pour que la santé soit enfin un acquis
démocratique et permanent.
Ainsi, l’hôpital d’El-Tarf dispose de 5 chirurgiens pour enfants qui se
roulent les pouces depuis plusieurs mois dont une femme chirurgien qui
n’a pas exercé depuis une année à cause, ironie de la situation, d’une
petite boîte à instruments qui coûte la bagatelle de 5 millions de
centimes dans les pharmacies spécialisées. «Dans le cas où l’hôpital se
trouve, faute de moyens financiers, incapable d’acheter ladite boîte, il
aurait suffi de l’acquérir, à titre gracieux, auprès de l’hôpital d’El
Bouni dans la wilaya d’Annaba, en fournissant uniquement une décharge»,
ont indiqué des sources crédibles prêtes à témoigner dans le cas où les
services concernés dépêchent une commission d’enquête.
Dans le même sillage, «ce sont aussi 3 traumatologues qui exercent avec
un matériel inadapté alors que le budget pour l’achat des équipements
existe depuis belle lurette, soit 600 millions de centimes et dont le
contrôleur financier a déjà averti, par correspondances, les
responsables de l’hôpital que le montant sus-indiqué, il doit être
consommé avant le 31 de ce mois en cours, sinon l’Etat sera dans
l’obligation d’annuler toute l’opération d’acquisition», ajouteront nos
mêmes sources dépitées. Gérer c’est prévoir, malheureusement dans la
wilaya d’El-Tarf, le secteur de la santé fonctionne au jour le jour avec
des gestionnaires dotés d’une mentalité des années de plomb et se
croyant être le nombril du monde, dont les structures sont leurs biens
privés. Quoi qu’il en soit, les établissements de santé sont un mouroir
pour les simples gens et de véritables hôtels 5 étoiles pour les pontes
du système et leurs thuriféraires.
Daoud Allam

El-Kala
Les citoyens discutent de l’avenir de leur ville
La salle de l’APW a abrité, hier samedi, une réunion de concertation qui
a regroupé les autorités locales, les citoyens et les notables de la
ville d’El-Kala.
Les citoyens présents à ce conclave ont écouté avec attention,
respectivement, les explications du DUC, du directeur de l’OPGI et du
DJS concernant les projets en cours de réalisation et sur l’avenir en
matière d’amélioration urbaine, une fois les opérations programmées,
achevées.
Prenant la parole, le directeur de l’urbanisme et de la construction
comme à l’accoutumée a fait passer sur data-show l’état des ruelles de
la ville avant la réalisation des différents projets, de l’amélioration
ainsi que leur état actuel.
On pouvait constater que la gabegie a atteint son sommet quand des
trottoirs en bon état ont été rasés pour être remplacés par d’autres et
qui se trouvent, à présent dans le même état.
Le clou de cette rencontre avec les représentants de la société civile
fut incontestablement la présentation de l’ébauche de l’étude concernant
l’opération de réhabilitation du vieux bâti, par un représentant d’un
bureau d’étude algéro-italien activant sous l’autorité de l’OPGI et qui
concerne 193 bâtisses pour un montant estimatif de 186 milliards de
centimes et une durée de réalisation comprise entre 24 à 26 mois.
Selon l’ingénieur italien, il existe dans la ville d’El-Kala, 193
bâtisses datant du XIXe siècle dont 17 sont en bon état, 8 légèrement
dégradées, 159 moyennement dégradées et enfin 09 bâtisses à démolir.
«La restauration des bâtisses concerne la reprise des boiseries, le
confortement des structures et des poteaux, la réfection des murs, des
persiennes et des portes, selon les techniques de l’époque», a ajouté le
technicien italien.
Il étayera mieux son analyse en indiquant que «ces 38 000 mètres carrés
de façades extérieures et 33 000 mètres carrés pour les toitures qui
sont à refaire. Nous respecterons le système à maçonnerie porteuse en
évitant la résine et les matériaux de notre époque. Nous allons aussi
intervenir sur 2 000 mètres carrés de travaux à l’intérieur des bâtisses
pour rénover les faux plafonds et les murs. Nos interventions se feront
par lot et progressivement pour éviter la congestion automobile à
l’intérieur du centre-ville».
Un débat constructif et convivial a clôturé la rencontre qui mérite
d’être renouvelée pour permettre au grand public de connaître le devenir
de sa ville, loin des ouï-dire et autres racontars.
D. A.

Khenchela
Les artistes et les associations culturelles ferment la Direction de la
culture
Ils étaient plus de 100 personnes entre artistes et présidents des
associations à caractère culturel à envahir le siège de la Direction de
la culture et à fermer l'entrée pour exprimer leur colère et leur
mécontentement quant aux problèmes qui ont secoué le secteur de la
culture depuis des années et ont tué tout esprit d'initiative chez les
artistes et les associations, selon certains parmi les protestataires.

Ces derniers lancent un appel à Mme la ministre et à M. le wali dans le
but d'ouvrir une enquête sur la gestion des budgets des semaines
culturelles et des festivals, de faire toute la lumière sur la
désignation en solo et sans aucun critère de compétence des membres des
festivals en signalant la présence de certaines personnes qui n'ont
aucun rapport avec la gestion des activités culturelles, le sort des
droits des artistes qui n'ont reçu aucun centime depuis des années en ce
qui concerne leur participation dans différentes festivités, en
demandant de faire la lumière sur la façon avec laquelle sont réparties
les sommes d'argent des associations, affirmant que des sommes énormes
sont versées dans des comptes de certains alors que d'autres attendent
la charité. Les mêmes artistes ont cité l'exemple d'une kheïma qui a été
louée de la Tunisie à 16 millions pour une journée dans le festival de
la chanson chaouie alors que certains la louent de la wilaya de Djelfa à
6 millions seulement et demandent d'ouvrir une enquête à ce sujet en
ajoutant qu'une seule association est favorisée par la directrice et
bénéficie de plusieurs opérations de participation avec un budget bien
spécial. De son côté, Cheb Hakim qui revient récemment d'une tournée en
Tunisie et M. Ounisi chercheur et écrivain ont déclaré au Soir d'Algérie
que toute forme de dialogue est absente et toutes les tentatives ont
échoué, ce qui tue toute âme de création chez tous les artistes en
demandant aux responsables d'intervenir et de sauver un secteur qui
meurt à petit feu.
Benzaïm A.

Jeunesse et sports
Des infrastructures en vue pour Jijel
La Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Jijel va
lancer incessamment les travaux de réalisation de 20 aires de jeux en
gazon synthétique à travers 18 communes de la wilaya, a-t-on appris du
directeur du secteur, M. Ammar Djaïz.
A cet effet, on apprend que ces projets qui constituent une importance
capitale pour la pratique de l’activité sportive parmi les jeunes de ces
communes ont necessité la mobilisation de 240 millions de DA.
Il convient de souligner que le choix des terrains pour l’implantation
de ces aires de jeux a été déjà effectué par la commission technique de
la wilaya. On apprend également que la Direction de la jeunesse projette
dans le cadre du programme quinquennal 2015-2019, la réalisation de 28
aires de jeux de football en gazon synthétique à travers la wilaya ainsi
que la réhabilitation et le revêtement synthétique de 8 stades
communaux. Des infrastructures sportives qui, une fois mises en service,
vont contribuer à la promotion de l’activité sportive parmi les jeunes
et leur épanouissement.
B. M. C.

Categorie(s): régions

Auteur(s): B. M. C.

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