Le Soir de l’Ouest: Relizane Les habitants dénoncent la dégradation de leur environnement

Lesoir; le Jeudi 5 Decembre 2013
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Après avoir longtemps patienté, les habitants de la nouvelle ville Adda-Benada,
ex-Bermadia, ont pris attache avec notre journal pour exprimer leur
ras-le-bol.
Leur cité est, disent-ils, carrément à l'abandon. Ils citent d'abord
l'absence d’un agent de nettoiement dans les artères de la ville.
A ce sujet, c'est un jeune chômeur embauché dans le cadre du filet
social qui s'occupait de cette tâche, moyennant une rétribution par les
habitants. Parfois, ces derniers organisaient des opérations de
volontariat. Il y a lieu de rappeler que cette cité abrite
essentiellement des enseignants, des avocats, des administrateurs, des
fonctionnaires, ainsi que d'anciens agents administratifs en retraite.

Le deuxième point noir est l'absence d'éclairage, car les sociétés
sous-traitantes, chargées de la maintenance, délaissent les poteaux
défectueux. Or, cette situation perdure depuis deux hivers, avec toute
l'insécurité qui en découle, tant pour les travailleurs (et
travailleuses) que pour ceux qui se dirigent tôt le matin vers les
mosquées.
Sans omettre que des hordes de chiens errants rôdent en permanence dans
cette cité, sachant qu’au beau milieu de celle-ci entre la route et le
périphérique, à 200 m seulement du lycée, existe un jardin d'enfants
abandonné depuis belle lurette. Il n'y a ni balançoire, ni toboggan
comme c'est le cas d'autres jardins à travers les diverses artères de la
ville.
Outre l'effondrement des plaques d'égouts qui obligent les passants
ainsi que les automobilistes à faire preuve de prudence.
Les habitants de la nouvelle cité Adda-Benada souhaitent que les
autorités concernées leur accordent un minimum d'attention.
A. Rahmane
Le ministre de l’éducation à Tlemcen 39 lycées datant de 1962 seront
rénovés
La visite du ministre de l’Education nationale a duré le temps d’une
matinée. Après avoir visité un établissement scolaire dans la daïra de
Maghnia, M. Abdelatif Baba-Ahmed est revenu au chef de la wilaya où il a
été accueilli par une chorale de lycéens à Mansourah.
Cette brève visite avait pour objectif la rénovation du lycée Dr
Benzerdjeb, cet établissement était à l’époque le plus grand lycée
d’Afrique du Nord. Ce temple du savoir a failli tomber en ruine dans les
années 1980. Un gigantesque glissement de terrain a provoqué de larges
fissurations au niveau des semelles et des murs entièrement lézardés.
Abandonné pendant des années, il été réhabilité au début des années
1990, et ce, grâce à une entreprise algérienne spécialisée dans les
études de sol.
L’ossature de ce bijou architectural est restée la même avec ces trois
cours nord-centre et sud, et la disposition des classes et laboratoires
n’a guère changé. Toutefois, il est à rappeler qu’au début des années
1990, le wali de l’époque a eu cette louable initiative. Lors de la
visite de Benbouzid à Tlemcen, Zoubir Bensabane a réussi à convaincre le
ministre de cette opération de sauvetage à laquelle personne n’y croyait
vraiment.
Une enveloppe conséquente destinée à la construction de deux CEM a été
transférée au sauvetage de ce lycée qui rappelle bien des souvenirs à
certains ministres de la République natifs de Tlemcen.
Le ministre de l’Education a demandé aux responsables de son secteur de
lui présenter un cahier des charges pour la rénovation totale du lycée
Dr Benzerdjeb.
Cet établissement dispose d’une grande capacité d’accueil au niveau de
tout l’ouest algérien.
Selon M. Abdelatif Baba-Ahmed, c’est le président de la République qui
l’a instruit pour la rénovation de 39 lycées à travers tout le
territoire national datant de l’indépendance.
M. Zenasni
Journée d’étude sur la réhabilitation du vieux bâti d’Oran
Les autorités locales prônent une nouvelle stratégie
L’OPGI d’Oran, principale structure chargée du suivi des chantiers de la
restauration et de la réhabilitation du vieux bâti du centre-ville
d’Oran, a organisé hier une journée d’étude sur cette même
réhabilitation.
Il faut dire que cette journée vient à point nommé tant ces derniers
jours les déboires et autres problèmes liés à l’opération menée à Oran
faisaient la Une des journaux locaux, entre difficultés de règlement de
situations financières et risques que cela fait peser sur d’éventuels
licenciements.
Ainsi, parmi les thèmes devant être abordés durant deux jours ont été
retenues des communications portant sur «la méthode de réhabilitation
d’un centre historique, expérience à Alger», «le risque urbain et
réhabilitation durable ou encore «la promotion immobilière sur une
copropriété».
Des bureaux d’études algériens ainsi que des représentants des sociétés
ayant démarré les travaux de réhabilitation sont présents à cette
rencontre à l’image des entreprises étrangères d’Italie, d’Espagne ou
encore des promoteurs immobiliers algériens ayant une carte de visite
appréciable. Mais ce qui était attendu, ce fut surtout les annonces du
nouveau wali dont on dit qu’il entend revoir la stratégie de ce dossier
de réhabilitation et restauration du patrimoine historique immobilier
d’Oran. En effet, ce dernier a évoqué que le gouvernement avait consenti
d’énormes fonds, soit pas moins d’un milliard six cents millions de
dinars pour un quota de 60 à 100 immeubles à réhabiliter et quelque 100
milliards de dinars pour l’amélioration urbaine.
Désormais et comme pour rompre avec le passé, ce dernier dira que «le
gré à gré, c’est fini» et que pour les nouveaux marchés de
réhabilitation avec un nouveau quota d’immeubles retenus, il y aura des
avis d’appels d’offres qui seront restreints et publiés à partir du 14
janvier 2015.
Des avis d’appels d’offres pour faire jouer la concurrence entre les
soumissionnaires qui sont généralement des sociétés étrangères
spécialisées.
Pour celles qui sont déjà en place et qui ont entamé la réhabilitation
de plus de 40 immeubles, nous avons appris que seulement 73 immeubles
étaient couverts contractuellement et que l’installation desdites
sociétés sur des boulevards et rues principales est toujours en cours
d’approbation.
Aujourd’hui, d’autres interventions sont prévues avec des
recommandations, nous dit-on.
Fayçal M.
Chlef
Très grave accident de la circulation
Un grave accident s’est produit mardi dernier, vers 22h, sur la route
reliant le site de Ouled Mohamed et la commune de Sendjas (10 km au sud
du chef-lieu), quand un camion de la Protection civile roulant à vive
allure a percuté de plein fouet une Clio à bord de laquelle se trouvait
une famille. La mère est décédée sur le coup, la fille aînée, éjectée
dans l'oued longeant la route, a été repêchée sans vie, quant au père et
sa petite fille de 4 ans, ils ont été transportés à l’hôpital de Ouled-Mohamed
où ils se trouvent dans un état comateux. Leur pronostic vital est
engagé.
Medjdoub Ali
MÉCHERIA
Un gamin de 4 ans se donne la mort par pendaison
Un gamin de quatre ans de la ville de Mécheria s’est donné la mort par
pendaison. II a été retrouvé étranglé à l’aide d’un tissu qu’il a passé
autour de son cou, et suspendu sur une chaise dans une chambre au
domicile parental.
L’acte du suicide est à écarter, l’enfant s’étant vraisemblablement
inspiré des dessins animés qu'il imitait souvent, nous dit-on. L'enquête
de la police déterminera les circonstances de ce drame.
B. Henine
SIDI-BEL-ABBÈS
Deux médecins condamnés
pour faute professionnelle
La cour d’appel de Sidi Bel-Abbès a, au début de cette semaine, condamné
à un an de prison ferme, un gynécologue privé conventionné avec
l’hôpital de Telagh et à six mois de prison avec sursis une femme
médecin accusée dans une affaire de décès d’une parturiente qui remonte
au 7 octobre 2012.
La parturiente qui a été admise ce 7 octobre 2012, au niveau du service
obstétrique de l’hôpital de Telagh pour accoucher a été prise en charge
par le gynécologue et sa consœur. Mais, malheureusement, sa situation
devenait très critique à cause d’une hémorragie. Très affaiblie après
avoir perdu beaucoup de sang, elle fut évacuée en urgence vers le CHU de
Sidi Bel-Abbès mais elle décèdera au cours de son transfert.
Désormais, le gynécologue et le médecin se sont retrouvés sur le banc
des accusés pour faute professionnelle lors de la délivrance de la
parturiente. Ayant été relaxés en première instance, un appel a été
interjeté par les parties civiles.
Les quatre expertises qui ont été effectuées (2 à Sidi Bel-Abbès et 2 à
Oran) ont mené à la condamnation du gynécologue et de sa consœur.
A. M.

Categorie(s): régions

Auteur(s): A. M.

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