Le Soir du Centre: SURENDETTEMENTS COMMUNAUX ET PRÉLÈVEMENTS D’OFFICE AUX ISSERS ET À BOUMERDÈS Plaintes du wali contre les élus locaux

Lesoir; le Mercredi 4 Decembre 2013
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95 millions de dinars ont été prélevés par la justice des comptes de l’APC
des Issers pour payer entrepreneurs et fournisseurs. C’est ce qu’on
appelle dans le jargon des financiers «les prélèvements d’office.»
Au niveau de la commune de Boumerdès, le summum de la gabegie a battu le
record national. Le montant de ces prélèvements dans cette municipalité
a atteint les 204 millions de dinars. Ce n’est pas encore terminé.
Certains maires, comme ceux des deux communes suscitées, n’hésitent pas
à violer la loi pour passer des commandes sans disposer de la
contrepartie financière dans les comptes de la commune. Ils le font
généralement avec des fournisseurs complaisants, voire complices. Une
fois l’ods (ordre de service) ou le bon de commande en main et la
facture établie, quelquefois pour une prestation non réalisée — comme
c’est le cas de l’aménagement d’un supposé marché, qui a été facturé à
800 millions de centimes pour la commune de Boumerdès — le prestataire
demande le payement. La commune qui n’a pas d’argent dans le chapitre en
rapport avec la prestation fournie, ne peut donc pas honorer la créance.
Le fournisseur ou l’entrepreneur saisit la justice. Le maire ne répond
pas aux convocations du juge et il le fait consciemment – c’est une
situation de complicité. Dès lors, le magistrat est obligé de condamner,
par défaut, la commune et d’ordonner le prélèvement du montant de la
créance au profit du plaignant. C’est l’astuce trouvée par certains
maires pour s’enrichir. Concernant les deux communes citées plus haut,
le wali de Boumerdès, Kamel Abbès, a déposé deux plaintes «contre les
responsables de cette situation».
L’information nous a été confirmée par le cabinet du chef de l’exécutif.
Il ne faut pas chercher très loin pour trouver «les responsables de
cette situation». En effet, la plus grande partie de ces prélèvements
date de la précédente mandature. Puisqu’ils sont sous la tutelle des
deux municipalités, les anciens chefs des daïras seront-ils impliqués
dans cette enquête ? Comme par hasard, les deux maires de ces localités
Mohand Sarni (Boumerdès) et Omar Chetta (Issers) et certains de leurs
colistiers ont été condamnés à des peines de prison à cause de leur
gestion et n’ont pas terminé leur mandat.
Par ailleurs l’ex-maire des Issers a été réélu en 2013, mais il est
délesté, une autre fois de son mandat à cause de ses déboires avec la
justice. Justement, concernant cette dernière municipalité, la justice
va certainement enquêter, dans le sillage du dossier des prélèvements
d’office sur la construction d’une stèle.
Ce monument qui a, rappelons le, fait l’objet de notre article daté du
13 octobre 2011, alors qu’il était en construction, a été financé par
deux subventions de l’APW (Assemblée populaire de wilaya) de Boumerdès.
Cette institution a versé 4 millions de dinars puis a rajouté 8 autres
millions de dinars.
De son côté la commune aurait, selon nos informations, mis dans le
projet 4 millions de dinars. En tout, le projet a donc coûté 1 milliard
600 000.000 de centimes. En 2011, lorsque nous prenions des photos du
début du chantier pour notre article, un citoyen nous avait interpellé
en ces termes «trouvez-vous normal d’investir 400 millions de centimes
pour une ceinture qui a consommé moins d’un mètre cube de béton» ? Notre
interlocuteur laissait entendre qu’il y avait surfacturation. D’ailleurs
c’était l’avis de bon nombre de citoyens de la commune qui trouvent
d’ailleurs le résultat hideux et tout à fait indigne des sacrifices
consentis par nos Chouhadas.
Le wali, lors de l’une de ses visites dans l’agglomération n’a pas
manqué de signifier sa réprobation au sujet de cette construction. Il
avait, à l’époque, chargé l’inspection de la wilaya d’enquêter sur ce
projet. C’est aux enquêteurs des services de sécurité et de la justice
de déterminer s’il y a connivence entre l’entrepreneur qui serait un
proche de l’ex-maire des Issers et ce dernier.
Pour le malheur des Issers, la liste des dossiers sur la dilapidation
des biens publics, des marchés douteux, trafic d’influence et autres
délits graves n’est pas close. D’autres font ces dernières semaines,
l’actualité dans cette ville.
Abachi L.
Bouira
Le square de la ville sera réhabilité
Construit au centre-ville de Bouira au début du siècle dernier, le
square de la ville, qui était considéré pendant longtemps l’une sinon
l’unique attraction de la ville avant de perdre de son aura, avec une
dégradation totale, sera enfin réhabilité.
La décision prise par les pouvoirs publics au début de l’année en cours,
vient de connaître un début d’application, puisque l’Agence foncière de
la wilaya a entamé les procédures en lançant des appels d’offres pour
des propositions de réhabilitation de cet espace vert de 4 343 m²,
poumon de la ville de Bouira, mais également l’un des symboles de son
histoire.
Ce dimanche, lors de l'ouverture des plis, trois bureaux d’architecture
qui avaient concouru ont présenté leurs variantes pour la réhabilitation
de cet espace vert.
Le wali, et en présence des responsables de l’agence ainsi que des
représentants de la société civile, invités à l’occasion pour participer
pleinement à la sélection du bureau d’étude qui aura présenté la
meilleure variante, a promis de prendre en considération toutes les
remarques. Et, en effet, lors des débats, plusieurs remarques avaient
été faites et le directeur de l’Agence foncière de la wilaya, Mansouri
Ali a reporté la sélection du bureau d’études en invitant les
représentants de ces trois bureaux présents sur les lieux, de prendre en
compte toutes ces remarques avant de procéder à la sélection définitive.

Ainsi, lors de ces débats, la première remarque pertinente avait été
faite par un ancien cadre de la wilaya, qui a rappelé le caractère
original de ce square, surtout les espaces de détente qui y étaient
présents, ainsi que l’obélisque et le kiosque à musique existant à
l'intérieur. L’autre remarque qui a été faite concerne la réhabilitation
complète, avec l’éradication de la pharmacie construite après
l’indépendance dans un espace propre au square, les toilettes publiques
construites à l’intérieur, ainsi que le poste transformateur, et un
autre kiosque construit à l’extérieur mais dans un espace qui faisait
partie du jardin.
Tous ces édifices devront être démolis pour permettre au square de
récupérer ses propres espaces d’antan, avec en sus, l’autre espace situé
de l’autre côté de la chaussée, qui sépare le jardin d’une petite
verdure située en face du siège de l’APC et de la salle Errich, les deux
bâtisses qui sont en train d’être rénovées pour devenir le théâtre
régional, ainsi que l’église, devenue après l’indépendance un institut
de musique. Tout cet ensemble considéré à juste titre comme un élément
de repère dans la ville, devra connaître des modifications, avec le
contournement de la chaussée qui sépare le jardin du petit espace de
verdure qui fait face aux trois édifices suscités pour former un
véritable square.
Aussi, avec ce schéma, la route actuelle devra être déviée pour passer
juste devant les sièges de l’institut de musique et le théâtre régional.
Il faut rappeler que, pour éviter cette déviation, des propositions ont
été faites pour construire une trémie. Cela étant, la décision finale a
été reportée pour permettre aux architectes de proposer de meilleures
variantes pour cet espace où subsistent encore plusieurs espèces
floristiques très rares comme les cèdres, le pin d’Alep, le genévrier,
etc.
Y. Y.
CHENOUA (TIPASA)
Riche programme au complexe culturel dédié au profit des jeunes
la Cellule d’Information et de Communication du complexe culturel du
Chenoua vient de présenter son affiche au titre du mois de Décembre 2013
à travers un riche programme Culturel.
S’agissant des activités enfantines, ce sont les journées de vendredi 6
et 13 décembre 2013, qui y seront consacrées, notamment des spectacles
éducatifs et divertissants, présentés par la troupe «El Moubdii El
Saghir» d’Alger qui évoluera avec la pièce Zine lenka loukane yabka,
ainsi que la troupe «Ammou Krikech» d’Alger qui presentera Krikech en
Classe. Mais ce mois de Décembre verra aussi la présentation d’un riche
programme Cinématographique, avec des projections quotidiennes dédiées à
chaque film, notamment la projection du film Forest Gump de Robert
Zemeckis, ainsi que la projection du film El Moudjahidat d’Alexandra
Dolls, puis celle du film Le Terminal de Steven Spielberg et enfin d’un
film hindou présenté aussi quotidiennement.
L’activité théâtrale ne sera pas en reste, puisque il y aura une belle
représentation théâtrale prévue pour le samedi 7 décembre 2013 adossée à
un Monologue intitulé Yakhi Hala Yakhi de Amine Youcef Toumi, interprété
par Fethi Terki. En marge de toutes ces activités dédiées aux jeunes et
aux moins jeunes, le complexe du Chenoua présentera une importante
exposition d’arts plastiques dédiée à la commémoration de la tragédie du
11 décembre 1960.
L’activité musicale est aussi présente avec un spectacle musical très
attendu et apprécié par nos adolescents qui pourront voir évoluer les
formations musicales «Hikma» et «C4Rys».
Larbi Houari
Béni-Yenni
Contestation de la liste des bénéficiaires des logements sociaux
Les citoyens de la commune de Béni-Yenni, dans la wilaya de Tizi-Ouzou,
notamment ceux, plus nombreux, du village Aït-Lahcène, n’ont pas manqué
de réagir par la contestation, et de manière bruyante, à la liste des
bénéficiaires des 100 logements sociaux implantés sur le site du lieudit
Thantalt N’hetsou sur le territoire de la commune et ce, après les
recours, non aboutis, introduits depuis février et mars derniers.
Hier à la première heure, des dizaines de contestataires, aidés par des
citoyens non concernés mais jaloux d’exprimer leur ras-le-bol des
injustices, ont investi les sièges de la daïra et de l’APC où ils ont
fermé l’entrée principale de ces deux institutions pour protester contre
la liste «définitive après recours» des attributaires de logements
sociaux.
Les contestataires ont déjà exprimé leur «désaveu de la manière et des
critères retenus par la commission de la daïra de Béni-Yenni pour
établir la liste des bénéficiaires de ces logements». Cependant, il leur
a été expliqué au niveau de la daïra de Béni-Yenni que ses services
devaient faire leur travail en présentant une première liste
d’attributaires aux services de la Wilaya mais que cette «liste n’est
que provisoire et ne saurait être définitive», d’où le calme qu’ont
observé les citoyens de Béni-Yenni qui ont préféré privilégier la voie
légale, en introduisant des recours comme le stipule la loi, et en
espérant leur aboutissement. Mais la commission de wilaya, en ce début
de semaine, a rendu son verdict en maintenant «la première liste presque
à 90% inchangée» et plus que ça, ce qui a attisé davantage le courroux
des citoyens est le «début de l’envoi des convocations aux “heureux”
bénéficiaires pour la remise des clefs, presque en catimini», ont
expliqué hier les contestataires devant les sièges de la daïra et de l’APC.

Les premiers responsables de ces institutions, le chef de la daïra et le
maire de Béni-Yenni, sont sortis à la rencontre des mécontents sur place
mais aucune solution n’a été trouvée jusqu’en début d’après-midi.
L’argument du lancement sous peu «d’un programme de 50 logements au
profit de la commune» avancé par le chef de daïra n’a pas convaincu les
protestataires qui ont rétorqué à l’unisson que «les promesses, on en a
déjà entendu et si les injustices et les indus bénéficiaires sont
notoirement connus sur cette première liste, rien ne dit qu’il n’en sera
pas fait de même dans toutes les autres listes et dans les autres
domaines comme l’habitat rural».
C’est dire que la détermination des citoyens de Béni-Yenni à dénoncer
«les injustices et les indus bénéficiaires» reste entière et nous avons
appris également qu’un citoyen, syndicaliste à l’Eniem de Oued Aïssi,
n’ayant pas vu son recours aboutir, a entamé depuis avant-hier une grève
de la faim, «seule solution qui lui reste pour faire entendre sa voix
devant son exclusion du bénéfice à un logement social. Jusqu’à hier en
milieu d’après-midi, aucune solution n’a été encore trouvée et le statu
quo demeurait encore à Béni-Yenni.
L’administration locale semblait incapable de trouver une issue et les
contestataires, de leur côté, n’étaient pas près de laisser passer de
telles injustices. Peut-être que l’intervention des services de la
Wilaya, ou ceux d’Alger, serait souhaitable pour régler ce contentieux
avant qu’il ne prenne d’autres dimensions ?
Sadek Aït-Salem
Aïn Defla
Deux personnes arrêtées pour détention d’une arme de poing
Dans un des quartiers de la ville de Djelida, au sud-est de Aïn-Defla,
des rumeurs circulaient sur un commerçant âgé de 29 ans détenant un
pistolet automatique. Suite à des informations, la Sûreté de daïra a
pris l’affaire en charge.
Selon des sources locales, après vérification sur la liste des personnes
autorisées à détenir ce type d’armes, vérification qui s’est avérée
négative et après l’obtention d’un mandat, une équipe d’enquêteurs a
interpellé le mis en cause et perquisitionné son domicile où ils ont
découvert effectivement un PA de calibre 7,65 mm, de marque M Kol
Voltran, avec un chargeur vide, mais encore en état de fonctionnement.
Toujours selon nos sources, pour justifier la présence de cette arme, le
mis en cause a d’abord déclaré qu’il l’avait trouvée. Placé en garde à
vue, l’individu est revenu sur sa première déclaration.
Interrogé de nouveau, il avouera l’avoir achetée pour la somme de 11
millions de centimes à un homme résidant à Bourached, chef-lieu de la
commune limitrophe. Poursuivant leurs investigations et toujours forts
d’un mandat, les policiers interpelleront l’individu désigné comme étant
le vendeur, âgé de 78 ans, père de 10 enfants et ancien moudjahid. La
perquisition de son domicile n’a rien donné. Les deux hommes ont été
déférés au parquet de Aïn Defla dimanche dernier. Après avoir été
entendus par le procureur de la République, ils ont été placés sous
contrôle judiciaire.
Karim O.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Karim O.

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