LEUR PROCÈS A EU LIEU HIER À ALGER : Six mois avec sursis pour 43 gardes communaux

Lesoir; le Jeudi 27 Decembre 2012
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Les 43 gardes communaux poursuivis pour attroupement illégal sur la
voie publique, obstruction de celle-ci et agression sur agents de
l’ordre public lors de la marche de ce corps, le 9 juillet dernier sur
Alger à partir de Blida, où ils étaient en sit-in permanent depuis le 26
juin, ont écopé de six mois de prison avec sursis. C’est là le verdict
du tribunal de Bir Mourad Raïs qui a jugé cette affaire, hier, pour la
seconde fois après un premier report prononcé le 24 octobre dernier. Une
sentence qui est tombée tel un couperet sur les intéressés mais aussi
sur leurs nombreux collègues, près de 500, venus des quatre coins du
pays leur apporter leur soutien. Surtout que la plaidoirie des six
avocats qui ont assuré la défense (trois de la LADDH et les trois autres
du RADDH, Réseau des avocats de défense des droits de l’Homme), a été
appréciée par l’assistance tant ils ont pu battre en brèche les chefs
d’inculpation retenus contre les prévenus. Ce qui, d’ailleurs,
présageait d’une issue heureuse pour tout le monde. Mais c’était compter
sans la sentence prononcée en début d’après-midi, vers 13h30, quand la
magistrate chargée du dossier a retenu la charge de six mois de prison
avec sursis. Pour Lahlou Aliouet, chargé de la communication de la
Coordination nationale des gardes communaux, la sentence sent le
«politique», tant, pour lui, elle résonne comme un avertissement à tout
le monde, soit les divers acteurs sociaux tentés de manifester pour
revendiquer. La même appréciation chez Amine Sidhoum du RADDH pour qui
le drame est le fait que deux corps constitués de la République se
retrouvent sur le banc des accusés. Notre interlocuteur, qui dira faire
appel, pense que le verdict est extrêmement sévère, et ce, malgré le
caractère vide du dossier. «Tous les éléments derrière les trois chefs
d’inculpation retenus contre les 43 gardes communaux n’ont aucune assise
légale», signifiera- t-il. Par ailleurs, Lahlou Aliouet, abattu par le
verdict, comme le reste de ses collègues, réitérera le maintien du
rassemblement prévu le 4 janvier prochain devant le siège de l’APN. Une
manière pour lui de signifier que le verdict est loin d’entamer la
détermination des gardes communaux à aller au bout de leurs
revendications.
M. Kebci

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. Kebci

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