MÉDICAMENT: Les autorisations d’importation seront retirées aux opérateurs qui ne s’engagent pas dans la production

Lesoir; le Vendredi 6 Decembre 2013
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C‘est lors de la visite qu’il a effectuée hier à
l’usine de médicaments AT-Pharma du Groupe Hydrapharm, que le ministre
de la Santé, A. Boudiaf, parlant au nom du gouvernement, a adressé une
sérieuse mise en garde aux importateurs de médicaments.
Le message qu’il a adressé aux concernés ne souffre d’aucune équivoque
«Les autorisations d’importer des médicaments seront retirées à ceux qui
se sont contentés d’importer sans réaliser, en Algérie, un quelconque
projet de fabrication des produits qu’ils importent».
Cependant, il a vivement encouragé les responsables de l’unité
industrielle AT-Pharma qui est entrée en production en janvier 2015 et
qui déjà, avec une production de 48 millions d’unités de «Smecta», la
couverture des besoins du pays est assurée.
De plus selon le responsable de cette unité, le dossier du projet de
production, en partenariat avec des laboratoires américains et français,
de 3 médicaments hypotenseurs, des produits qui ne sont plus disponibles
actuellement dans les officines parce qu’ils ne sont plus importés.
Par ailleurs AT-Pharma dit être en pourparlers avec des laboratoires
japonais pour la fabrication prochaine de produits biotechnologiques.
A ce sujet, Boudiaf demande aux 80 investisseurs producteurs déjà
installés dans le domaine de la fabrication de produits pharmaceutiques
: «Nous ne devons plus nous contenter de couvrir les besoins nationaux
mais de forcer les portes de l’exportation vers l’Afrique, le Monde
arabe et même ailleurs car nous avons maintenant tous les moyens humains
et matériels… L’Etat accompagnera toutes les initiatives en vue de
l’exportation».
Avant la visite de cette unité industrielle, le ministre a visité
l’Hôpital Farès-Yahia de Miliana et l’hôpital de jour qui lui fait face.

S’adressant au corps médical en général, Boudiaf a exhorté tous les
responsables à tous les niveaux de développer et de promouvoir
«l’hospitalisation à domicile», que les médecins se rendent au chevet
des malades, de réduire, au strict nécessaire, les séjours des malades
dans les hôpitaux, en faisant valoir que les soins à domicile sont plus
économiques, plus efficaces sur le plan thérapeutique, moins coûteux
pour le patient, pour sa famille et pour l’Etat. S’agissant de la
formation, il est possible de former des médecins généralistes pour
assurer certaines spécialités telles que la gynécologie, une spécialité
qui fait grand défaut dans les services hospitaliers. Le ministre a
enjoint aux responsables locaux de proposer des candidats à l’accès à la
formation dans les spécialités qui font défaut.
A ce sujet, un médecin consulté sur les lieux nous dira : «Ce système de
formation est très réalisable à condition que le CES (Certificat
d’Etudes Spécialisées) soit défini et reconnu et valorisé par des textes
juridiques». Cependant, a précisé notre interlocuteur, l’étranglement de
ce système, ce n’est pas à la base qu’il faut le chercher mais au niveau
du ministère même.
Au niveau de la polyclinique de Khemis Miliana, le ministre a réitéré
ses orientations concernant la promotion et le développement d’une
véritable médecine de proximité, par les soins à domicile.
Karim O.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Karim O.

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