Patrimoine: Proposition de classement de la maison de Mohamed Iguerbouchène

Lesoir; le Mercredi 4 Decembre 2013
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La direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou
a entamé des démarches auprès du ministère de tutelle pour le classement
de la maison natale du grand compositeur algérien Mohamed Iguerbouchène
patrimoine national, a appris l’APS, lundi, auprès de cette institution.
Le service patrimoine de la direction de la culture a ficelé un dossier
de classement qui sera présenté, jeudi prochain, au niveau de la maison
de la culture Mouloud-Mammeri, à l’occasion d’une journée d’étude sur la
vie et l’œuvre de Mohamed Iguerbouchène. Ce projet répond à la
préoccupation de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine
culturel de la région. Il entre dans le cadre de la démarche de
classement des maisons natales des personnalités historiques et
artistiques de la wilaya de Tizi Ouzou, initiée par la direction locale
de la culture, a-t-on précisé. Mohand Iguerbouchène est né le 13
novembre 1907 à Aït Ouchen, dans l’actuelle commune d’Aghribs (daïra d’Azeffoun).
Enfant, il jouait déjà de la flûte avant de passer au piano. Il était
réputé pour avoir une «extraordinaire mémoire musicale» grâce à laquelle
il pouvait rejouer des airs qu’il n’a écoutés qu’une ou deux fois. A
l’âge de 12 ans, il fut inscrit au Norton College puis à la Royal
Academy of Music de Londres. A 18 ans, il donna son premier concert à
Bregenz, sur le lac de Constance (plans d'eau situés au nord des Alpes,
à la frontière entre l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche, alimentés
principalement par le Rhin), où il exécuta notamment deux rapsodies
mauresques d’inspiration algérienne. Ce fut alors le début d’une œuvre
grandiose constituée de 160 symphonies parmi lesquelles les deux
rapsodies Kabylia et Arabic et de musiques de films dont Pépé le Moko de
Julien Duvivier et Les plongeurs du désert de Tahar Henache. Il a
également composé une centaine de mélodies inspirées de la lecture des
poèmes des Mille et Une Nuits. Mohamed Iguerbouchène s’éteint à l’âge de
59 ans des suites d’une longue maladie le 23 août 1966 à Alger.
Jeudi prochain, un hommage lui sera rendu à Tizi Ouzou à travers une
journée d’étude qui sera organisée par l’association Mohamed
Iguerbouchène en collaboration avec la direction locale de la culture.
Au programme de cette manifestation culturelle figurent une exposition,
des témoignages et une conférence-débat autour de la vie et l’œuvre de
Mohamed Iguerbouchène et des spectacles de musique instrumentale.

Categorie(s): culture

Auteur(s): lesoir

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