RENOUVELLEMENT PARTIEL DES MEMBRES DU CONSEIL DE LA NATION: L’éternel duel FLN-RND

Lesoir; le Mercredi 26 Decembre 2012
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C’est samedi prochain que se tiendront les élections pour le renouvellement partiel des membres du Conseil de la Nation. Un rendez-vous qui sera marqué, comme de coutume, du sceau du duel que se livre depuis tout le temps le duo FLN-RND avec le rôle d’outsider à jouer par l’AAV et le FFS qui se contenteront de strapontins.
M. Kebci- Alger (Le Soir) - Un rendez-vous qui a, d’ailleurs,
constitué, pour bien de prétendants, notamment, au sein du tandem du
pouvoir, l’arrière-pensée lors des élections locales du 29 novembre
dernier. Et pour preuve, les tractations en perspective de ce scrutin
ont commencé aussitôt le double scrutin local d’il y a presque un mois
connu, avec des pactes conclus entre nombre de partis dans le sillage de
l’élection des P/APC et notamment des P/APW et de la constitution des
majorités au sein des assemblées locales. Comme c’est le cas, par
exemple au niveau de la wilaya de M’sila où l’Alliance de l’Algérie
verte a préféré ne pas présenter de candidature, le triumvirat islamiste
préférant rendre la monnaie au FLN qui lui a cédé la présidence de l’APW,
l’unique à l’échelle nationale. Une démarche adoptée par ailleurs, à
travers 26 autres wilayas où l’Alliance verte en vertu du peu de chances
pour elle de pouvoir prétendre arracher le siège en jeu. Selon Kalem
Khellili, sénateur et membre du bureau national du MSP chargé des élus,
les partis de la mouvance islamiste seront présents, à l’occasion de ce
scrutin, à tarvers 21 wilayas avec l’espoir nourri limité à cinq sièges,
soit le nombre de sénateurs actuellement dans l’escarcelle du mouvement
d’Aboudjerra Soltani. Pour ce qui est des wilayas où le trio islamiste
ne présentera pas de candidats, il n’est pas question de consignes
précises quant à appuyer un quelconque autre parti, mais d’alliances qui
obéissent à des considérations locales avec le soin, donc, laissé aux
bases des trois partis, d’opter pour les candidats de leur choix, selon
leur convenance. Cette participation limitée du MSP et compères de la
mouvance islamiste est, néanmoins, plus consistante que celle du FFS qui
se contentera de présenter seulement six candidats, essentiellement au
niveau des wilayas du centre du pays. Ahmed Bettatache, chef du groupe
parlementaire du parti, dira que le FFS concourra dans cette joute à
Tiziouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdès, Alger et Bordj-Bou-Arréridj avec,
reconnaîtra-t-il, de grandes chances de l’emporter au niveau des deux
premières wilayas. Surtout que le frère ennemi, le RCD, qui y
comptabilise le gros de son collège électoral estimé à 551 élus, a
préféré tourner le dos à cette élection en suite logique de son
boycottage des dernières législatives. Les deux partis à très forts
collèges électoraux, le MPA et le PT, se contenteront, pour le premier
par une participation symbolique à cette élection, limitée à quelques
wilayas, manière de jauger de sa capacité à pouvoir jouer les
trouble-fêtes et à jauger de la discipline de ses nouveaux élus locaux.
Quant au parti de Louisa Hanoune, il a préféré zapper ce rendez-vous
dans le sillage de sa préférence pour le régime parlementaire, comme
l’affirme Djelloul Djoudi, de la direction du parti qui a conclu, pour
ce faire, un pacte d’avec le RND. Un choix qui peut paraître incongru
pour plus d’un mais pas pour notre interlocuteur pour qui le RND est le
seul de tous les autres partis à partager avec le PT certaines options
économiques, notamment celles liées à la protection de l’économie
nationale et à la préférence nationale, à travers la fameuse règle
51%/49%. Djoudi tiendra, néanmoins, à exclure de ce pacte tous les
hommes d’affaires et autres corrompus que le parti d’Ouyahia pourrait
présenter dans certaines wilayas. Un RND qui, de ce fait, part à cette
élection avec l’espoir de maintenir au minimum, la présence actuelle au
sénat de l’ordre de 33 membres. Avec l’avantage que représente le
soutien du PT mais dont Miloud Chorfi, le porteparole du parti, tiendra
à en limiter l’influence sur le résultat final de ce scrutin,
s’épanchant presque en affirmant que le RND est le seul parti à avoir
organisé des primaires à travers les 48 wilayas du pays avec l’objectif
inavoué de talonner le FLN qui part favori pour maintenir son hégémonie
sur le Sénat comme c’est le cas à l’APN, et ce à travers la majorité des
wilayas en vertu de nombre d’éléments plaidant en sa faveur. D’abord, la
consistance de son collège électoral, le plus gros, ceci en sus des voix
que les nombreux élus indépendants et ceux des petits partis ne
manqueront pas de lui apporter.
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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