Salle El-Mouggar: Hommage à cheikha Tetma et maâlma Yamna

Lesoir; le Vendredi 6 Decembre 2013
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Un gala en hommage à cheikha Tetma et maâlma Yamna a
été animé à la salle El Mouggar, à Alger, par des artistes algérois et
tlemcéniens en présence d'un public connaisseur. La première partie de
la soirée a été animée par la chanteuse algéroise Goussem qui a
interprété Rana jinak, chantée pour la première fois par maâlma Yamna en
1927.
L'artiste Dalila Naïm a, pour sa part, interprété la chanson du
patrimoine Ya syadi zarni hbibi lbarah fi lamnam, chantée par Yamna et
Tetma, gratifiant l'assistance nombreuse de chansons de la défunte
Fadhéla Dziria, à l'instar de Ana touiri et Kahl el ain madbal echafar.

La soirée a été clôturée par la prestation de l'artiste tlemcénienne
Meriem Benadel qui a interprété des chansons connues de la diva de la
chanson hawzi, cheikha Tetma, dont Ana el ghrib oua ana houwa el barani
et Lakhbar ja min el gharb avant de terminer par des madihs.
«C'est pour nous un grand honneur que de participer à l'hommage rendu à
cheikha Tetma et maâlma Yamna eu égard à leur apport à la musique
algérienne», ont tenu à dire les artistes Goussem, Meriem Benadel et
Dalila Naim. Cheikha Tetma (1891-1962), de son vrai nom Tima Tabet,
s’initie à la musique auprès de Moulay Ahmed Medeghri, dit Serfaqo,
barbier, musicien et poète. Plus tard, elle est prise en charge par les
frères Dib (Mohamed et Ghaouti), grands maîtres de la musique andalouse
de l’époque à Tlemcen. Elle participe au sein de l’orchestre féminin El
Fawarat à de grandes soirées avant de côtoyer de grands noms de la
musique hawzi, à leur tête El Arbi Bensari.
En 1914 l’artiste est contrainte de s’exiler au Maroc à la suite d'une
cabale menée par certains notables conservateurs de la ville. Elle
s'établira à Fès où elle renforcera son patrimoine artistique en
introduisant d'autres genres musicaux à l'instar du madih.
Son répertoire musical compte plusieurs chansons dont Tal ichtiyaki,
Laqeytouha fi tawafi tes’a, Thayet, Sbaht ala mail el khad, Alamen
takoun had ezziyara et Sbah nacha alama. Maâlma Yamna a grandi à Alger
(1859-1933) où elle a participé, dès son jeune âge, à les fêtes
familiales à La Casbah. Elle crée son propre orchestre féminin, Masamiî.
Maâlma Yamna, de son vrai nom Yamna Bent El Hadj El Mehdi, était connue
dans le style aroubi.
Elle a enregistré plus de 500 œuvres et interprété plusieurs qacides
louant l'amour et des chansons à caractère social dont Galou Laarab
galou et la célèbre Rana jinak. Organisée à l'initiative de l'Office
national de la culture et de l'information (ONCI), cette soirée hommage
s'inscrit dans le cadre d'une série d'hommages à des figures de la
musique algérienne.

Categorie(s): culture

Auteur(s): lesoir

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