SYSTÈME ET BUREAUCRATIE: Comment un monstre en couve un autre

Lesoir; le Samedi 29 Decembre 2012
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Par Kamel Khelifa
L’absence de démocratie véritable, de libertés individuelles réelles
et l’inexistence de projets de société librement choisis par la
collectivité nationale sont du pain béni pour le système et la
bureaucratie (son puissant serviteur) et leur corollaire la corruption,
les passe-droits, l’arbitraire, la prédation du pays dans l’impunité
quasi totale.Qu’est-ce que le système ?
Précisons tout d’abord qu’il existe en théorie une multitude de
systèmes, formés généralement de structures, lesquelles sont constituées
d’un certain nombre d’éléments de même espèce, réunis de manière
combinée pour former un ensemble tendant vers un objectif de
fonctionnement : le système scolaire, le système décimal, le système
d’équation, le système de gestion de données informatiques, le système
sanitaire, etc. Le système politique est une foule de cercles
concentriques, semblables à une multitude de planètes, fonctionnant par
et pour elles-mêmes. A la différence des planètes qui gravitent autour
d'elles-mêmes, selon une logique implacable de la gravitation, les
cercles concentriques humains fonctionnent suivant une logique
circonstancielle de temps, de lieux, de clans, de personnages en
présence, etc., conditionnés par les milieux et les réalités
sociologiques, historiques, géographiques, etc., où lesdits cercles
évoluent. En matière politique, le système n’est pas une doctrine. Il
constitue un ensemble de principes implicites, occultes, non formalisés
dans un corpus, mais contenu virtuellement dans les comportements et la
conduite de certains décideurs et de membres du corps social lui servant
de relais. Ainsi usent-ils d’un ensemble de codes, de méthodes, de
procédés, etc., définis par des relations exclusives d’intérêts
solidaires, à l’effet de produire un résultat utile à eux-mêmes dans des
sphères et créneaux où pouvoir, argent, sexe, privilèges, avantages,
etc., s’entremêlent, s’enchevêtrent de façon implicite. Le système
mafieux, par exemple, fonctionne différemment du système politique. Chez
la maffia, même si les membres sont certes cachés, le but de cette
organisation obéit à une convention explicite, c’est-à-dire énoncée
formellement, selon des principes avoués et coordonnés dans une
convention tacite, en l'espèce le code de l’honneur : celui-ci n’est pas
formellement écrit mais il est sous-entendu et globalement respecté.

Conditions et mode de fonctionnement du système
Comme nous l’avons déjà souligné dans de précédents écrits, en
politique, lorsque le régime n’est pas véritablement démocratique il
s’apparente à certains égards au système mafieux, avec des caractères
autocratiques, cryptocratiques, cleptocratiques et il sert en général
des types de gouvernement monarchique absolu ou des républiques
autocratiques, animées par des oligarchies généralement compradores, en
l’absence de contrepouvoirs. Grâce à ce qu’il est convenu d’appeler «Le
printemps arabe en Tunisie», la nouvelle direction politique tunisienne
issue du changement de régime a mis à jour les trésors cachés de la
famille Ben Ali, dans une exposition-vente de voitures de luxe, bijoux
rares avec des lions en or massif, stylos sertis de diamants,
coffres-forts blindés de devises, etc.). En l’absence d’alternance,
jamais le peuple tunisien n’aurait découvert les richesses occultes
(partie visible de l’iceberg) de son président, dont la fortune
personnelle et celle de sa belle-famille, les Trabelsi, sont évaluées,
selon les estimations fournies par Forbes, The Guardianet autres sites
électroniques, à plus de 5 milliards USD, ce qui est considérable pour
un pays sans richesse naturelle comme la Tunisie. C’est ce que j’ai
appelé le Macc (maffieux, autocratique, cryptocratique et cleptocratique),
système qui peut donner cette possibilité de dissimulation inimaginable
dans un Etat de droit... Le système est au service exclusif des hommes
qui l’incarnent pendant un temps et sur le moment, mais sa composante
humaine peut se démultiplier à l’infini dans un sens horizontal ou
vertical. Il est fondé sur l’exclusion de toutes les forces contraires,
fussent-elles instaurées pour le bien de tous, comme par exemple la
société civile qui pourrait, si elle est forte et bien structurée,
menacer son existence, raison pour laquelle le Macc ne peut s’accommoder
de sa présence ni de ses manifestations, savamment neutralisées par des
rapports de force dont la bureaucratie en est un puissant instrument.
Dans ces conditions, le système ne peut œuvrer dans le sens où va
l’histoire. Pis encore, il va à contresens de celle-ci en tentant
d’annihiler toutes les forces qui lui sont potentiellement hostiles à
travers la censure, l’interdit, les emprisonnements, etc., avec pour
corollaires les passe-droits, la corruption, la prédation, les
prébendes, etc. Quel est le rôle de l’homme politique dans un pays où le
système dicte son implacable loi ? Autant dire nul. Il doit composer
avec la multitude de forces en présence, à moins d’avoir du courage, une
immense volonté et une sacrée force de caractère. Le risque est qu’il
finisse mal, sans savoir d’où peut venir le coup, et les exemples
d’hommes politiques qui sont passés à la trappe de l’histoire ne se
comptent pas… Autant dire que le système est au mieux l’antithèse de la
morale et au pire, il est l’ignorance de l’histoire dans ce qu’elle a de
remarquable : des institutions, des lois et des règlements respectueux
du projet dont une collectivité tente de se doter à un moment donné de
son existence. Dans un Etat dominé par le système, même si les lois
existent, elles sont détournées de leurs finalités.La constante dans
l’attitude politique de nombre de dirigeants politiques est de discourir
et de lancer des formules le plus souvent vides de sens, de contenu et
de volonté, quand elles ne cachent pas des arrière-pensées malsaines,
accompagnées de lois et règlements destinées à avantager certains
membres de la société, partie prenante du Macc, au détriment des autres,
potentiellement opposés à lui. En vue de l’usage de la culpabilisation
des individus, le système dispose de techniques appropriées et d’un
lexique apprêté pour cataloguer les éléments récalcitrants à ses
avances, de «réactionnaires», de «contre-révolutionnaires» et bien
d’autres qualificatifs de «parti de l’étranger», dont «hezb França»
(parti de la France), en est sans doute le plus courant. Dans notre
pays, le système développe des propensions à envahir, à empoisonner la
vie sociale des citoyens par des tracasseries de toute nature et les
entreprises économiques par des freins bureaucratiques, tant il est vrai
que la bureaucratie est une puissante arme de domination de la vie
publique entre les mains du système qui ne se reconnaît pas dans les
lois de la République. Dans le dernier rapport «Doing Business» de la
SFI (Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale),
en matière d’efficience de l’administration, dans les domaines de la
fiscalité, du commerce extérieur, de la création d’entreprises, etc., il
est révélé les dommages causés au climat des affaires en Algérie, à
travers un classement où notre pays occupe une piètre position : la 152e
sur 171 pays. Le Système ? C’est tout le monde et personne. En 1986, le
président Chadli Bendjedid, irrité par les rumeurs galopantes sur le
système, déclarait : «A entendre la rumeur, on a l’impression que le
système c’est Chadli… mais c’est tout le monde !» Et cet homme d’Etat,
fondamentalement anti-système, avait parfaitement raison, puisqu’en
Algérie, si votre tête ne revient pas à un bureaucrate, il vous renvoie
comme un malpropre. D’ailleurs, Chadli Bendjeddid fut la première
victime de certaines structures de ce système qu’il a voulu combattre,
en voulant remettre les pendules à l’heure, à travers la mise en œuvre
en 1989-90 d’un train de mesures démocratiques dont il ne restera
aujourd’hui pas grand-chose, en dehors de quelques artifices…
Corruption et système
Le système a une capacité de nuisance insoupçonnée et tous ceux qui se
sont frottés à lui, qu'ils fussent chefs d'Etat, chefs de gouvernement,
ministres, généraux, l'ont appris à leurs dépens. Le paradoxe de ce
système est cette règle simple : «Aujourd'hui tu es roi, demain tu n'es
rien.» Au début de l'indépendance, combien de colonels de l’Armée de
libération nationale ont été écartés de la course au pouvoir ? Une arme
des plus redoutables et infaillibles les a dissuadés d’entrer dans la
compétition : la corruption. En effet, au lendemain de l’indépendance,
les grands chefs de guerre ont été priés de déguerpir, moyennant des
prêts à fonds perdus. Et ceux qui n’acceptèrent pas de l’argent frais
(100 à 130 millions de centimes chacun à l’époque) pour laisser faire
les nouveaux maîtres de l’Algérie indépendante, se sont soit retrouvés
en prison, soit ils ont pris le chemin de l’exil ou bien celui de la
tombe… Depuis lors, l’argent règne en maître absolu. Si un homme comme
Ahmed Ouyahia en arrive à déclarer en juin 2012, à propos de la
«gouvernance» économique du pays, que «l’argent commande en Algérie »,
dans la bouche d’un ancien chef de gouvernement qui a toujours nié le
côté sombre de son règne, cela veut dire que la situation est
catastrophique… En fait, le système dispose de nombreux artifices, à
travers en particulier tant d’interdits insensés, notamment en ayant
recours au droit du plus fort et à la manipulation de la loi. Ainsi,
arrive-t-il, en l’absence de contrepouvoirs réels, au verrouillage d’une
façon générale de la vie politique, économique, sociétale, culturelle…
Dès lors, nous devenons tous des cibles potentielles qu’il pousse à la
faute jusqu’à les mettre en difficulté, pour éventuellement leur faire
un sort, selon son bon vouloir, à moins de se tenir à sa merci et en
ayant recours au sous-système D, dont la corruption en est la meilleure
illustration pour permettre aux individus et entreprises d’évoluer…

Origines, évolution du système et ses conséquences
Le système a commencé à fonctionner sporadiquement pendant la lutte de
Libération nationale, mais il a pris véritablement son élan méthodique
et plus d’épaisseur au lendemain de l'indépendance. En effet, sous le
premier régime Ben Bella, avec Houari Boumediène comme copilote, la
neutralisation des Algériens a démarré avec l’endoctrinement de la
société, à travers un discours politique emprunté au lexique
marxiste-léniniste. On voulait à l’époque faire de l’Algérien un
«militant» actif au milieu de «masses populaires» dressées et dociles.
Dès lors était-il poussé à croire en une idéologie «révolutionnaire»
abstraite, confuse et sans issue, situation particulièrement exacerbée
par la chape de plomb instaurée sous le régime du colonel Houari
Boumediène, suite au coup d’Etat du 19 juin 1965, en faisant quelques
années après des habitants de l’Algérie profonde des «Algé- RIENS»,
selon la formule du journal satirique français le Canard enchaîné,
lancée dans les années 1970, pour faire état de la navigation à vue d’un
mode de gouvernement absolutiste, installé aux gouvernes dans la
capitale avec des «AlgéROIS» nouveaux... Sous le deuxième régime de
Chadli Bendjedid, le statut de l’Algérien a légèrement évolué avec
l’accès à la dignité théorique de citoyen, mais sans les droits et
avantages constitutionnels attachés à cette nouvelle dimension théorique
— donc sans attribut politique — dès lors que ce droit constitutionnel
(théorique) est formulé dans la continuité du même système intangible,
immuable, inaltérable et inchangeable depuis l’indépendance... Las de
toutes ces palabres, après moult révoltes médiatiquement étouffées dans
les années 1960 à Annaba, Guelma, Oran, etc., et dans les années 1970 à
Aïn Beïda, Tizi-Ouzou, etc., et dans les années 1980 à Constantine,
Béjaïa, etc., le peuple finit par descendre dans la rue à Alger en
octobre 1988, pour tout saccager et brûler avec pour acquis un régime
démocratique inscrit dans une nouvelle Charte acceptée par référendum
par le peuple algérien, dont le contenu deviendra virtuel à partir de
1992, date de l’arrêt du processus démocratique par l’armée... Tout le
monde connaît la suite.
Jeha, notre double ressuscité
Désabusé par l’absence de perspectives, frustré dans ses espérances et
trompé par un discours euphorisant et pour tout dire menteur, l’Algérien
en est réduit, à la longue, à être un individu égoïste, intéressé par le
gain facile, à l’affût de la moindre occasion pour satisfaire son salut
individuel, à l’instar de Jeha, ce personnage de légende désormais
ressuscité... Nous sommes devenus majoritairement des Jeha en puissance
: égoïstes, intéressés, frileux et poltrons, pourvu que la tête de
chacun soit sauve… En perte progressive de repères, l’Algérien a lâché
prise peu à peu, en assistant impuissant à l’émasculation de l’individu,
l'éclatement de la famille, la stratification de la société et la
transformation de la communauté en système inqualifiable et aux pouvoirs
néfastes et tentaculaires. Le petit peuple subit le système au
quotidien, comme une fatalité avec laquelle il doit composer à son corps
défendant, en perdant de vue qu'il est responsable de cet état de
choses. Quand l’Algérien n’a plus accès librement à son argent déposé au
Trésor public, parce qu’Algérie Poste, mise en position de monopole pour
l’octroi des pensions, retraites et salaires des fonctionnaires, est
totalement défaillante, cela signifie qu’au-delà de la perte depuis très
longtemps de sa souveraineté politique, il a désormais perdu la raison
de se déclarer «sujet de droit», devenant ainsi l’objet d’une bêtise
monumentale... Le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), en se
posant des questions sur le rôle des Lumières, disait que «c'est la
sortie de l'homme de l'état de tutelle dont il est lui-même
responsable». Et d'ajouter : «L'état de tutelle est l'incapacité de se
servir de son entendement sans la conduite d'un autre...» Il rejoint de
ce point de vue Etienne de la Boétie, dans son discours : «De la
servitude volontaire des peuples.» On est soi-même responsable de cet
état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de
l'entendement mais à une insuffisance de résolution et de courage de
s'en servir, sans la conduite d'un autre. La résolution et le courage,
voilà la vraie devise des Lumières. Kant analysera le manque de recours
à son propre «entendement» comme le résultat d'une forme de paresse et
de lâcheté qui font qu'un grand nombre d'hommes, après que la nature les
ait affranchis depuis longtemps d'une conduite étrangère, restent
cependant toute leur vie dans un état de tutelle, faisant qu'il devient
très facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs... Pour notre
Algérien, le système n'est pas pour lui un tuteur bienfaisant, tel que
décrit par Kant, il est au contraire totalement stérilisant. Au sortir
de chez lui le matin, la dynamique du système se met en place et la
pression aussi. Alors, au lieu de consacrer son intelligence et son
génie à des choses utiles, il s’épuise dans une grande débauche
d'énergie pour déjouer les pièges tendus par le Macc : à remuer ciel et
terre pour trouver un «piston» ou des relations et connaissances qui
viendront lever les obstacles dressés (parfois par incompétence, souvent
par méchanceté et dans certaines circonstances par calcul) sur son
chemin, pour permettre au système et à ses auxiliaires de se rendre
indispensables, en exerçant leurs implacables lois. Un système qui
encourage les compétences à partir, gardant ainsi les médiocres et se
débarrassant des meilleurs. Ce qui le caractérise le mieux est
l'impunité totale, favorisée par l’absence de sanctions positives et
négatives, notamment lorsqu'un citoyen est livré à la loi du milieu et
l'arbitraire de la bureaucratie. Voir infra. A qui se plaindre ? se
demandent toujours résignés les citoyens. Ki Dir (comment faire ?)
dit-on résigné, en Oranie. La neutralisation de l'Etat est généralement
caractérisée par un déficit de droit, en dépit de la profusion des lois
; lois, qui soit dit en passant, ne remettent jamais le système en
cause, mis à part une brève période caractérisée par l'instauration des
médiateurs de la République, organe de recours institué par le général
Liamine Zeroual. D’ailleurs, la liquidation sans autre forme de procès
de ce corps constitué (??!!), au lendemain de la démission de l’auteur
de ses jours, est la démonstration flagrante que lorsqu’un organe gêne
les rouages bureaucratiques, le système lui fait un sort.
Ambition et besoin de reconnaissance, des atouts du système
Le système est autant stérile quand il s'agit de répondre aux besoins de
la nation, du pays, que génial pour maintenir les oligarques (du moment)
au pouvoir... De ce point de vue, le système n'épargne personne, il ne
faut pas se trouver en travers de son chemin, un point c’est tout, bien
que ce soit tellement difficile puisqu'il est partout omniprésent,
omnipotent et omniscient. Le système n'épargne personne, pas même des
chefs d’Etat, des généraux, des ministres, des P-DG d’entreprise, des
directeurs d’administration centrale et autres éléments qui ont pourtant
servi la République et la collectivité nationale. Cela nous explique en
partie pourquoi bon nombre s’en défile, la première occasion venue,
surtout après avoir suffisamment amassé de quoi vivre à l’aise en
Algérie et bien mieux à l’étranger... L’auteur ne justifie nullement
cette réalité, il tente seulement de l’expliquer. Il ne faut surtout pas
provoquer le système ou tenter de dénoncer ses apparatchiks aux
commandes bureaucratiques, comme l’auteur de ces lignes le fait en ce
moment, sans quoi sa vengeance est terrible… La dictature des bureaux
est aussi effrayante que celle du terrorisme dans les montagnes. Et tout
le monde admet cette triste réalité, à commencer par l’actuel premier
magistrat du pays qui déclarait lors de sa première campagne à
l’élection présidentielle : «Lorsqu’on a affaire à l’administration
algérienne, il devient compréhensible que l’on devienne terroriste...»
L’Algérien est arrivé à développer et cultiver des complexes
d’infériorité, des peurs paniques au contact de cette bête immonde qui
empoisonne son quotidien, au point de ne rien engager sans le recours
des interventions, selon la formule des 3 P (piston, pognon, pote). Cf.
l’article de l’auteur, intitulé «la Hogra en question, in le Quotidien
d’Oran (2001) ; réflexion qui avait à l’époque retenu l’attention d’un
doctorant pour développer sa thèse sur la «hogra». Même si en général le
système paraît généreux, à la faveur de la cooptation, pour fabriquer
des maires, des PDG, des walis (préfets), des ministres, des officiers
de tous rangs et même des chefs d'Etat, ces heureux élus sont choisis
selon des profils déterminés pour permettre aux tenants du système de
pouvoir jouer sur tous les accommodements possibles… A titre d’exemple,
sur 27 membres du Conseil de la révolution, ayant présidé aux destinées
de l’Algérie de 1965 à 1976, pas un seul n’a fait à l’université
l’honneur de fréquenter ses bancs, alors qu’ils ont légiféré pendant des
années (quand le colonel Houari Boumediène leur a fait l’honneur de les
rassembler) sur le devenir de l’Algérie. Il est vrai que le résultat
était loin d’être brillant, sauf d’avoir permis, par leur seule
participation à ce regroupement de seigneurs de guerre, de cautionner un
système devenant à la longue une gigantesque sangsue vivant de la
saignée de ce pays. Ainsi, les dirigeants ayant présidé aux destinées de
l’Algérie connaîtront pour la plupart des problèmes de légitimité à se
faire admettre et reconnaître, sans les machines à réprimer et celle de
la propagande.
K. K.
(A suivre)

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Auteur(s): (A suivre)

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