THE DAY AFTER: Titre d’une production cinématographique d’aventure et de science-fiction américaine

Lesoir; le Jeudi 27 Decembre 2012
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Enfin presque, nous y sommes par le titre
de l’œuvre seulement. La réalité vraie nous dépasse, nous (incrédules ?)
qui gobons n’importe quelle information supposée intemporelle venir de
loin (cette fois-ci de chez les Mayas — excusez du peu). Nous avons déjà
vécu (… survécu à…!) la longue nuit des «Barbubarbouz » et leurs
promesses d’un idéal rétrograde. Vous rappelez-vous les moyenâgeuses
prévisions alarmistes de Nostradamus. Plus près de nous, tout près même
la période du fameux Da Vinci Code, le maçonnique livre et film
perturbant, dérangeant sur «les Illuminatis », récemment encore les
farfelues prédications d’un Parfumeur, de même que pour l’avènement
historique du passage au millénaire avec le péril de la phase du «bug de
l’an 2000» et bien entendu tant d’autres encore passés et à venir. De
ces histoires, toutes aussi fantasques qu’abracadabrantes les unes que
les autres, il n’y aurait qu’un seul et unique point commun : comment se
préserver de la destruction, de la folie collective, se prémunir du
désastre naturel… Tout en soulageant et soustrayant aux gens naïfs le
plus possible de leurs avoirs en monnaies bien sonnantes, point commun
si bien agencé par le tout dernier film de C. Gavras, Le Capital avec
Gad El-Maleh dans le rôle du banquier. Heureusement ce 24 décembre, le
surlendemain du jour d’après, nous ramène de la saine lecture sur entre
autres le quotidien le Soir d’Algérie, où A. Akika (cinéaste) signe dans
son Evocation en page 6 le souvenir, l’hommage pour feu Youcef Sebti.
Une poésie bien de chez nous est là, présente. Tandis qu’en page 7 de
Vox Populi, il y a, en plus du papier de Farouk Zahi avec son «Vieux
Rêve de M. le Maire», c’est bien sûr et positivement la prose effective
et non éphémère en la signature de Ahmed Zir, le Eulmiste. Eh ! Oui,
encore et toujours lui. Aujourd’hui, il récidive pour «… un Voyage…»
(est-ce une invitation ?) par ses cogitations. Il prend son envol de la
ville lumière d’antan vers l’essor de sa poétique pensée. Déjà, dès 1980
«…Tsha du djénie, mon salaud…» lui avaient lancés ses amis cinéastes
(amateurs !?!) lors des différentes rencontres organisées par la
Cinémathèque d’Alger d’alors, dirigée par Boudjemaâ Kareche pour des
projections de films non professionnels. Et… lui, sans se départir ni
abandonner son sourire avec sa voix toute remplie de courtoisie et en
toute modestie répondit : «Iaay chek» —merci. Lorsque dans cet
entrefilet de Voyage il est écrit : «…Derrière les réacteurs grondant du
transporteur, une traînée de fils noués coupés, renoués par des mains
fileuses et lieuses de la sagesse… » ne serait-ce pas aussi
représentatif comme dans cette séquence du film Les cavaliers de
Haupenheimer avec Omar Sharif et Jack Palance. Le mépris exprimé pour
cette chose dans le ciel par ce vieux chef de tribu afghane qui regarde
passer là-haut très loin un avion à réaction laissant sa traînée de
fumée derrière lui, image du progrès envahissant est très significatif.
Alors que lui toujours dans sa fierté et son altier maintien bien que
claudicant ne pense qu’à l’enjeu, gagner la course de chevaux devant le
Seigneur, leur maître. N’y aurait-il pas aussi une certaine ressemblance
antagoniste dans le message par interphone dans l’avion, aspect
corvéable laconique presque impersonnel «…atterrissage dans quelques
instants…(?!?) », et ce, voyageur âgé, vieux enlevant son chèche jauni
pour se coiffer d’une casquette murmurant : «-C’est son tour !». Il est
écrit aussi : «Sur le tarmac, entre chien et loup, les crêtes des
montagnes alentour se précisent en contrejour. Soudain, le soleil
rougeoyant est happé par une main invisible et puissante… La nuit est
là…». Pour Mustapha Badie, ce n’est pas le même symbole avec son
merveilleux long métrage : La Nuit a peur du Soleil. Bien heureusement,
le Rêve poétique comme dans le cinéma permet des écarts et introduit
l’Espoir comme pour détendre l’atmosphère à l’image de : … un enfant, à
la tête pleine d’impressions indélébiles du pays natal des aïeuls,
revient en courant, récupérer son dessin naïf (des collines, des nuages,
des arbres une maison) oublié… Mais pour cet aéronef, le lendemain, son
ventre plein, il y aura la routine du vol retour … à 9h… conclut notre
ami, allusion faite à… la matrice mécanique…
AmiKalement Kordial DjKA

Categorie(s): voxpopuli

Auteur(s): AmiKalement Kordial DjKA

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