Actualité, Interrogations !

Liberte; le Lundi 12 Fevrier 2007
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Des témoins appelés à la barre avec des profils d’accusés, ont le mérite de dévoiler le fonctionnement, mais surtout les tares de la gestion des institutions publiques.Presque un mois de défilé à la barre du tribunal de Blida, et le feuilleton s’annonce plus long que prévu. Chaque audience apporte son lot d’interrogations auxquelles ce premier procès n’est pas censé trouver toutes les réponses. Encore moins les témoignages qui ouvrent chaque jour sur des pistes secondaires sur d’autres affaires à défaut de contribuer à démêler l’écheveau de la caisse principale d’El Khalifa Bank. Les témoins sur place sauront qu’au bout de chaque séance, un autre procès se déroule en dehors de la cour. Et ce ne sont pas forcément des commentaires amusés puisqu’ils mettent la main sur des problématiques bien plus en profondeur. Des témoins appelés à la barre avec des profils d’accusés ont le mérite de dévoiler le fonctionnement, mais surtout les tares de la gestion des institutions publiques. Un autre procès qui s’installe au sein de la société qui prend un malin plaisir à se venger d’un système qui se met enfin à nu. Du moins, lève un pan sur son mystère. Ainsi, plus ou moins, tout le monde a profité de ce système et du “système” Khalifa en s’octroyant ou acceptant des privilèges, des largesses et des dividendes. Et personne n’évoquera la corruption. Ce grand déballage, parfois d’irresponsables égoïstes, incitera-t-il la justice à franchir le pas vers sa véritable émancipation ? Pour cela, il faudra qu’elle survive à l’épreuve du procès Khalifa dont le dossier de la caisse principale commence déjà à montrer “des défaillances”. Des témoins qui devraient être au banc des accusés, des documents qui se sont révélés faux, une liquidation pas encore achevée… Ce qui donnera un procès tronqué. Quel est le préjudice causé à l’État ? Le chiffre est aléatoire, selon le liquidateur. Ce qui pose la question de l’opportunité de ce procès. Jusque-là, la seule satisfaction pour le public qui suit le procès de loin est le fait de voir défiler à la barre de hauts responsables de l’État, d’institutions publiques. Ce qui pourrait être assimilé à un “dégel”, et, partant, brandi comme la menace d’une fin d’impunité.D. B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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