Actualité, L’histoire et le politique

Liberte; le Mardi 13 Fevrier 2007
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Les experts français apporteront leur part leur contribution afin d’avancer dans le débat. L’Algérie organise un colloque international sur les essais nucléaires qui ont eu lieu dans le sud du pays durant la colonisation. Au-delà de l’évocation de ce douloureux événement, qui reste jusqu’à présent gravé dans la mémoire des Algériens qui sont encore choqués par la politique de glorification du colonialisme, même si le débat sur ce dossier chaud alimente la campagne présidentielle française, l’organisation de ce colloque vise à lever les tabous sur cette partie de l’histoire commune entre l’Algérie et la France. Les initiateurs de cette rencontre, qui se tient sous l’égide de la présidence de la République, mettront bien entendu sur le tapis une série de revendications dont les plus importantes demeurent l’ouverture des archives, l’aide à la décontamination et à la réhabilitation des zones irradiées ainsi que l’indemnisation des victimes. Les experts français apporteront pour leur part leur contribution afin d’avancer dans le débat. C’est ainsi que le ministère français de la Défense a mis au point un document traitant des essais nucléaires durant la colonisation. Ce document servira à connaître davantage la vérité sur ce qui s’est réellement passé dans le Sud algérien. Il est vrai cependant que le débat sur la période coloniale a été à nouveau rouvert depuis le vote par l’Assemblée nationale française de la loi du 23 février 2005. Même si le très controversé article 4 de la loi en question a été supprimé par le président Jacques Chirac, il n’en reste pas moins que les relations bilatérales ont connu des périodes de tension assez fortes malgré la volonté de part et d’autre de signer un traité d’amitié conformément à la Déclaration d’Alger de mars 2003. La réaction d’Alger, qui exige depuis la commémoration du 60e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945 des excuses officielles de la France pour le génocide commis en Algérie, durant la colonisation, n’a pas été du goût des autorités françaises qui préfèrent parler beaucoup plus de devoir de mémoire, une mission confiée aux seuls historiens. Ce que refuse Alger en insistant sur le caractère éminemment politique de cet acte qui s’inscrit dans l’objectif final de la refondation des relations algéro-françaises où les deux pays pourront alors traiter d’égal à égal, sans complexe aucun.S. T.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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