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Liberte; le Samedi 20 Janvier 2007
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On comprend maintenant comment l’ancien milliardaire a pu inviter des célébrités du monde de l’art et du cinéma à Alger, et comment il a pu se frayer un chemin, même pour un laps de temps très court, dans l’univers de la jet-set.Après plus de dix jours de procès, l’affaire Khalifa a dévoilé un certain nombre d’informations liées à la gestion de la caisse principale de la banque, aux activités du groupe ainsi qu’aux personnalités qui auraient bénéficié d’avantages financiers ou immobiliers. El Khalifa Bank ne fonctionnait pas du tout à l’image d’un établissement financier digne de ce nom, en ce sens que les lois de la République n’ont jamais été respectées, ni lors de la création de la banque ni même dans son fonctionnement quotidien, au point où les témoignages des uns et des autres donnaient cette impression que la caisse principale était utilisée comme un compte personnel de Rafik Abdelmoumen Khelifa. On comprend maintenant comment l’ancien milliardaire a pu inviter des célébrités du monde de l’art et du cinéma à Alger, et comment il a pu se frayer un chemin, même pour un laps de temps très court, dans l’univers de la jet-set. Et dans son “ascension” fulgurante, le golden boy a sérieusement envisagé de tourner un film sur sa réussite personnelle en sollicitant Hollywood. Pas moins de 385 500 dollars ont été encaissés par un réalisateur américain dans une banque de Los Angeles. Ce qui représente la moitié de la somme de 770 000 dollars, le montant global qui devait servir à la réalisation d’un documentaire qui n’a jamais vu le jour. Quant à l’argent, celui-ci n’a pas été récupéré. Il a vraisemblablement subi un sort similaire à la majorité des sommes sorties de la caisse principale et dont on ne connaît jusqu’au jour d’aujourd’hui pas la destination finale. Dans ce procès, qui n’a pas encore livré tous ses secrets, les jours à venir nous en diront un peu plus sur les méthodes utilisées par Rafik Moumen Khelifa dans l’objectif de s’enrichir et de transférer d’importants fonds à l’étranger. En attendant, les Algériens suivent avec intérêt les minutes d’un procès qui, de jour en jour, retrace les failles d’un système financier incapable d’arrêter l’hémorragie au bon moment.Y. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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