Actualité, Principe

Liberte; le Mercredi 24 Janvier 2007
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La cohérence qu’a adoptée l’Algérie à l’égard de ce dossier, depuis son inscription en 1966 au tableau des préoccupations des Nations unies, n’a pas été remise en cause en dépit de la situation difficile qu’a traversée le pays durant les années 1990.S’il y a un dossier sur lequel la position algérienne a été constante, c’est bien celui du Sahara occidental. À la veille de son départ en Libye où devait se tenir un mini-sommet regroupant l’Algérie, l'Égypte, la Libye, le Soudan et la Tunisie, mais qui a fini par tourner court en raison d’un certain nombre de défections, le chef de l’État a réaffirmé le respect par Alger de ses engagements internationaux. Dans ce sens, il a indiqué que le pays ne lie pas ses engagements pour la construction maghrébine avec la question du Sahara occidental qui est une question de décolonisation devant se concrétiser conformément au plan Baker, les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies. Abdelaziz Bouteflika est allé même jusqu'à rappeler au Premier ministre portugais, en déplacement lundi à Alger, son appréciation sur ce dossier. La visite s’est soldée par un communiqué commun réaffirmant l’attachement des deux pays “à une solution juste, définitive et mutuellement acceptable du conflit, dans le cadre de la légalité internationale”.La cohérence qu’a adoptée l’Algérie à l’égard de ce dossier, depuis son inscription en 1966 au tableau des préoccupations des Nations unies, n’a pas été remise en cause en dépit de la situation difficile qu’a traversée le pays durant les années 1990 où le royaume du Maroc a tenté de faire pression sur l’Algérie en adoptant une position de complaisance avec le terrorisme. Le soutien de la France et de l’Espagne de Zapatero en faveur de la marocanité du Sahara occidental n’est pas fait pour arranger les choses. Dans le contexte actuel, il faut bien reconnaître que la coopération régionale est compromise, et l’Union du Maghreb arabe, qui pourrait être une organisation régionale partenaire du Conseil de l’Europe, se voit limitée dans son essor. Les volte-face chérifiennes quant à la tenue d’un référendum d’autodétermination dans l’ancienne colonie espagnole risquent encore pour longtemps de bloquer l’épanouissement économique de plusieurs pays d’Afrique du Nord. N. H.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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