Actualité, Vigilance

Liberte; le Mercredi 14 Fevrier 2007
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Politiquement, ces bombes signent, pour les plus optimistes, la fin de toute tentative d’une réconciliation nationale avec ce qui reste de terroristes. Elles signent également la logique de mort prônée par le GSPC contre les Algériens, au bénéfice, aujourd’hui, d’une mouvance islamiste radicale que certains caressent dans le sens du poil.Sept explosions quasiment simultanées ont ébranlé les wilayas de Boumerdès et de Tizi Ouzou. Le GSPC, qui avait promis à Al-Qaïda une “offensive” pour sceller le pacte avec cette organisation a, avouons-le, frappé fort. Surtout les esprits.Géographiquement, le GSPC n’a pas pris de risques. Il a posé ses bombes dans des wilayas où il demeure implanté, dans la nuit noire, contre des édifices publics, notamment les commissariats et les brigades de gendarmerie. Après avoir déserté la confrontation militaire avec l’ANP, les salafistes ne font que perfectionner le procédé lâche des attentats à la bombe par économie d’effectifs. Tous les spécialistes le diront, que placer une bombe est un jeu d’enfant. Reste que depuis des années, les ratissages et les opérations militaires se multiplient dans les maquis de cette région sans pouvoir extirper définitivement le GSPC. Certes le terrain est accidenté et boisé, mais ce n’est tout de même pas l’Amazonie.Techniquement, le GSPC utilise également un procédé peu coûteux et facile à fabriquer. Les bombes employées sont de fabrication artisanale, bourrées de clous et de métaux, sauf qu’à la différence du passé, elles sont volumineuses et difficiles à transporter ou à dissimuler. Reste à savoir comment des bombes d’une telle grandeur, qui ne peuvent circuler que dans des engins lourds, puissent échapper au maillage sécuritaire de cette région et être placées sous le nez des policiers et des gendarmes.Politiquement, enfin, ces bombes signent, pour les plus optimistes, la fin de toute tentative d’une réconciliation nationale avec ce qui reste de terroristes. Elles signent également la logique de mort prônée par le GSPC contre les Algériens, au bénéfice, aujourd’hui, d’une mouvance islamiste radicale que certains caressent dans le sens du poil. Car on ne joue pas avec de la nitroglycérine. Le climat politique vicié et malsain donne au GSPC l’opportunité de mettre son grain de sel et il est choquant que certains partis politiques algériens, prompts à donner des leçons et à pérorer, ne condamnent pas ces actes terroristes où des Algériens meurent encore et toujours.Et s’il fallait retenir une raison, on choisirait la baisse de vigilance de tout un chacun. D’un peuple chloroformé par l’insouciance et les discours creux sur une paix qui se gagne aussi sur le terrain militaire. D’un État, incapable de garder un degré de motivation et de vigilance vital à cause de promesses de lendemains de repentance. Du GSPC, évidemment, dont l’objectif originel est de détruire son pays et son peuple pour plaire à un hirsute des cavernes.M. B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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