Actualité, Visibilité

Liberte; le Samedi 3 Fevrier 2007
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Cette avancée donne plus de visibilité aux opérateurs, aux investisseurs nationaux et internationaux. Et donc favorise leurs engagements vers la création soutenue de richesses, d’emplois en Algérie.Pour la première fois depuis deux décennies, l’Algérie se dote d’une véritable vision industrielle. Revendiqué depuis les années 90, le choix des secteurs présentant des avantages concurrentiels est désormais effectué, esquissant l’avenir de l’économie algérienne, face aux enjeux de la mondialisation.Cette avancée donne plus de visibilité aux opérateurs, aux investisseurs nationaux et internationaux. Et donc favorise leurs engagements vers la création soutenue de richesses, d’emplois en Algérie. Cette nouvelle orientation de l’économie nationale pourrait à terme sonner le glas d’une économie mono-exportatrice et favoriser l’émergence d’une économie diversifiée, moins dépendante de la rente pétrolière.Cependant, une telle stratégie de développement industriel, contenue dans un document de 500 pages, devrait être plus affinée en élargissant la concertation aux opérateurs et aux spécialistes. La réunion, jeudi, avec les industriels participe de cette volonté d’améliorer une telle vision. Elle pose cependant la problématique de mise en œuvre. En effet, l’état des lieux du secteur industriel mesure le degré de difficulté opératoire.Des pans entiers de l’économie nécessitent une sérieuse mise à niveau. L’environnement de l’entreprise reste fortement contraint, ralentissant la dynamique de relance. La sphère réelle souffre d’une pléthore de sociétés en difficulté, de l’absence d’un tissu de grandes entreprises, susceptibles de faire face à la croissance de la demande locale, de soutenir la concurrence internationale, de contribuer de ce fait au développement des exportations hors hydrocarbures. En un mot, les grandes firmes demeurent peu nombreuses en Algérie. Celles qui s’imposent sont peu encouragées à développer leurs activités.Cette politique de relance pose, du reste, l’enjeu de l’intégration de l’industrie nationale. Encourager l’émergence d’une industrie automobile en Algérie, par exemple, est un choix attendu. Encore faut-il mettre en place des prérequis : un tissu de sous-traitants développé et une fiscalité favorable à l’assemblage de véhicules.Enfin, la clé majeure de réussite de cette stratégie s’avère les ressources humaines. Or, il est de notoriété publique que ce capital reste en friche, peu fructifié en Algérie.K. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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