Alors qu’il se rend aujourd’hui à Tripoli , Medelci : “Il n’y a rien à normaliser entre l’Algérie et la Libye”

Liberte; le Lundi 5 Mars 2012
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Le chef de la diplomatie algérienne a rappelé, hier, la position de principe de l’Algérie, qui ne peut refuser l’accueil à des réfugiés, comme c’est le cas pour les Maliens, tout en soulignant qu’avec la Libye, “il n'y a rien à normaliser entre les deux pays qui entretiennent des relations normales”. Avant son départ pour la Libye aujourd’hui, le ministre algérien des Affaires étrangères a fait le point, hier, sur la situation au niveau des frontières du Sud, notamment au sujet des réfugiés maliens qui affluent en Algérie en raison de la situation prévalant dans ce pays.Émettant le souhait que cette situation trouve sa solution,  M. Medelci a affirmé en marge de la cérémonie d'ouverture de la  session de printemps de l'Assemblée populaire nationale : “Tant que la situation au Mali est celle que nous connaissons aujourd'hui, nous ne pouvons pas exclure les réfugiés maliens qui viennent en Algérie comme ils viennent d'ailleurs, des autres pays de voisinage.”“Ce que nous souhaitons est que cette situation ne soit pas une situation définitive pour que les réfugiés puissent, le plus rapidement possible, repartir chez eux dans un Mali qui, non seulement est, de plus en plus, en train de revendiquer son unité mais de travailler, gouvernement comme opposition, à la consolidation de cette unité nationale”, a-t-il également souligné.  Pour rappel, M. Medelciavait réitéré dernièrement la disponibilité de l'Algérie pour une médiation dans le conflit au nord du Mali, affirmant que “nous mettons à la disposition de nos frères maliens notre capacité de médiation et nous souhaitons voir les différentes parties (en conflit) au Mali s'asseoir autour d'une même table pour régler leurs problèmes dans le respect de l'unité territoriale du pays”. À signaler que l’Algérie avait ouvert ses portes de Timiaouine, Bordj Badji-Mokhtar ainsi que de Tinzaouatine à pas moins de 120 familles maliennes ayant fui le conflit au Mali. Au sujet, des otages dans cette région, le ministre des Affaires étrangères a affirmé à Alger qu'il n'avait pas, pour le moment, de nouvelles informations concernant une ressortissante italienne, enlevée en février 2011 par un groupe de terroristes dans la région d'Alidena, située à 250 km au sud de Djanet.Quant à sa visite qu’il entame aujourd’hui en Libye, Mourad Medelci a indiqué que celle-ci avait pour but d'“écouter” les responsables libyens sur ce qu'ils considèrent comme “des points importants” pour les relations bilatérales.“Nous allons examiner tous les points et surtout écouter nos amis libyens sur ce qu'ils considèrent comme étant les points d'ancrage les plus importants de nos relations bilatérales”, a déclaré à l'APS, M. Medelci en marge de la cérémonie d'ouverture de la session de printemps 2012 de l'Assemblée populaire nationale (APN). “Nous allons les écouter puis nous vous tiendrons informés”, a-t-il précisé. Il a qualifié cette visite prévue sur une journée d'“étape s'inscrivant dans une série de visites à effectuer dans les deux pays”, ajoutant que celle-ci intervient suite à plusieurs rencontres bilatérales. M. Medelci a, par ailleurs, insisté sur le fait qu'“il n'y a rien à normaliser entre les deux pays (l'Algérie et la Libye) qui entretiennent des relations normales”.
M T

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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