Atelier international des Douanes à Alger, Le renforcement de la lutte contre la fraude et la corruption préconisé

Liberte; le Mercredi 7 Mars 2012
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La mise en œuvre des réformes publiques introduites par les pays émergents et en voie de développement sur leurs administrations douanières et fiscales devra être adaptée à “la réalité du terrain’’ de chacun de ces pays et de leurs contextes politique, économique et social.L’atelier international sur la quantification dans les administrations fiscales et douanières dans les pays émergents et en développement a préconisé mardi à Alger, à la fin de ses travaux, le renforcement de la lutte contre la fraude et la corruption. Cette démarche devra notamment être portée par la bonne gouvernance, les ressources humaines, la coopération internationale et l’utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication), ont souligné les participants à cette rencontre. Ces quatre éléments doivent être pris en considération dans la réforme et la modernisation des indicateurs de performance collective et individuelle des administrations douanières et fiscales, indique le rapport final de cet atelier. Les contrats de performance individuelle et collective pourraient représenter un moyen efficace pour optimiser le rendement des administrations chargées du contrôle des opérations économiques et l’amélioration des outils de lutte contre la fraude et la corruption. En outre, l’élaboration des indicateurs et les contrats de performance et la définition des objectifs qui y sont contenus devraient être adaptées au contexte économique et commercial de chaque pays, indique-t-on. “Il y a des pays dont les revenus proviennent des recettes fiscales et douanières, tandis que d’autres misent sur les exportations pour tirer leur croissance économique. Il s’agit donc de concilier entre les objectifs divergents de ces pays dans le cadre d’une coopération internationale”, explique Gael Raballand, expert à la Banque mondiale. L’accent a été mis sur la nécessité d’optimiser la transparence des systèmes de collecte d’informations en vue d’améliorer les efforts fournis sur les plans local, régional et international. La mise en œuvre des réformes publiques introduites par les pays émergents et en voie de développement sur leurs administrations douanières et fiscales devra être adaptée à “la réalité du terrain” de chacun de ces pays et de leurs contextes politique, économique et social.L’importance de l’implication de la communauté universitaire dans la modernisation des outils de lutte contre la fraude et la corruption a été aussi relevée lors de cet atelier. Ainsi, les participants ont insisté sur la nécessité de la contribution de l’université à cet effort à travers la conception et l’élaboration des indicateurs et autres moyens de quantification et de qualification de la performance des administrations douanières et fiscales. L’atelier international sur l’utilisation de la quantification dans les administrations fiscales et douanières des pays émergents et en développement avait ouvert ses travaux lundi en présence du ministre des Finances, Karim Djoudi, du directeur général des douanes, Mohamed Abdou Bouderbala, et du secrétaire général de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), Kunio Mikuria. Cette rencontre, co-organisée par la direction générale des douanes et l’Organisation mondiale, portait sur trois thèmes : la quantification et la réforme des douanes, la détection des fraudes et la facilitation des procédures de contrôle douanier. Selon la définition donnée par l’OMD, la quantification est avancée comme une solution destinée à réguler les rapports des fonctionnaires à l’intérieur de leur administration et avec les agents économiques externes. Son utilisation a pour objectif, entre autres, d’atteindre un niveau optimal de recettes, d’améliorer l’efficacité des contrôles et de renforcer le contrôle hiérarchique interne.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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